Portrait : Christelle Ratri ou la basse au féminin !

Christelle Ratri, une musicienne à suivre de près.
Christelle Ratri, une musicienne à suivre de près.

Elle est l’une des rares, sinon la seule bassiste femme dans la Grande Ile et même dans le monde. A 19 ans seulement, Christelle Ratri rêve de suivre les pas d’Esperanza Spalding ou Tal Wilkenfield et conquérir elle aussi le monde.
Discrète, presque effacée à ses débuts, Christelle Ratri a fait ses premiers pas dans la chanson. Elle a même fait partie de l’équipe de Mialy dans « Elakelatrano ». C’est en tant que bassiste que le public et les mélomanes la découvrent. L’amour de la musique ? Un virus qui les a tous contaminés : sa grand-mère, son père, son grand frère et elle à son tour. « J’avais 11 ans quand mon père m’a appris à jouer », se souvient-elle. Animée d’une curiosité musicale sans pareil, Christelle décide d’ouvrir ses horizons et de s’essayer à un deuxième instrument : la basse. C’est le coup de foudre. Elle délaisse alors la guitare et se consacre entièrement à sa nouvelle passion. « Je crois que c’est surtout le son que ça a donné qui m’a conquis ». Depuis, elle n’a cessé de travailler dur. « A un certain moment, j’ai dû laisser de côté la guitare pour me consacrer entièrement à mes études ». Aujourd’hui, elle est plus que jamais décidée à se donner les moyens pour réaliser son rêve : devenir une bassiste connue. Mais ne dit-on pas de la basse que c’est un instrument typiquement masculin ? « Non, je ne le pense pas. Pour moi, tout le monde est égal. Si les hommes sont capables de maîtriser cet instrument, pourquoi pas nous ? Ce n’est pas chose facile, je l’avoue, surtout qu’il n’y a pas beaucoup de femmes bassistes. C’est clair que c’est difficile, que c’est beaucoup d’années d’apprentissage, mais quand on a la volonté de réussir, tout, je pense, nous est possible. Il suffit juste d’apprendre comme on apprend n’importe quel métier ». Aujourd’hui, elle s’active pour faire de son rêve une réalité et apprend aux côtés de l’une de ses idoles : Silo. « J’espère devenir un jour comme Marcus Miller ou Jacob Pastorius ».
Mahetsaka

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