Bloco Malagasy : Plus de 20 000 spectateurs pendant la tournée au Brésil

Jacaranda
Les jeunes filles de Bloco Malagasy se déchaînant devant les spectateurs.
Les jeunes filles de Bloco Malagasy se déchaînant devant les spectateurs.

Il est  composé de jeunes filles de l’ONG Bel Avenir et  est revenu du Brésil après une tournée d’un mois lui ayant  permis de représenter Madagascar devant la communauté internationale réunie à l’occasion de la Coupe du Monde de Football 2014, et de partager des expériences artistiques et humaines avec des  groupes promouvant la culture afro-brésilienne.

Communion avec les supporteurs  d’équipes de foot. La tournée, qui a été suivie par plus de 20 000 personnes; a débuté à Recife où la Bloco Malagasy a suscité beaucoup d’intérêt durant les concerts que le groupe a réalisé dans des institutions culturelles, ainsi que lorsqu’elle a partagé des rythmes avec des batucadas créées par des communautés d’afro descendants, comme le maracatu Raices de Paiadao, dont les origines sont nigérianes ou le groupe féminin de percussions Baque Mulher.À Rio de Janeiro, le nombre de spectateurs a explosé, puisque les jeunes filles du Bloco Malagasy ont  vibré avec  les supporteurs argentins, hollandais, allemands et brésiliens, dont les équipes sont arrivées jusqu’en phases finales de la Coupe Mondiale de Football. De la même manière, les jeunes percussionnistes malgaches ont pénétré dans les lieux cultes de la culture populaire de cette ville, comme la favela de Santa Marta et le quartier de Lapa. Le séjour à Río s’est conclu par une visite et un spectacle improvisés près de la monumentale statue du Christ en haut du Corcovado.

Rencontre avec d’autres groupes de batucada. La troisième étape a été Salvador de Bahia, berceau de la batucada. Là-bas, les jeunes artistes se sont mesurées pour la première fois à d’autres groupes de batucada du célèbre quartier de Pelourinho utilisant la musique pour défendre les droits de la femme et l’éducation. L’une des rencontres les plus émouvantes fut celle avec le groupe Dida, batucada de femmes qui avait inspiré à José Luis Guirao, directeur de l’ONG Bel Avenir, la création du Bloco Malagasy. L’échange avec l’association Nucleo de Moradores de Joanes Leces a également été spécial puisque ce projet a été développé par le réseau international Eau de Coco, auquel l’ONG Bel Avenir appartient.La dernière ville a été Sao Paulo, capitale économique du Brésil, où les jeunes malgaches ont découvert les rythmes de la Troupe Batuka VI, un groupe de jeunes percussionnistes français, ainsi que d’autres  formations comme Ilú Obá, avec lesquelles elles ont joué devant des milliers de Paulistes remplissant quotidiennement les rues de la ville à la sortie du travail.  Salvador de Bahia, d’où beaucoup de rythmes de batucada sont issus, a aussi représenté une opportunité professionnelle pour les jeunes femmes de la Bloco Malagasy, qui grâce à l’appui du professeur de percussions des groupes Olodum et Pracatum, Jose Izquierdo, ont eu l’opportunité d’enregistrer douze de leurs rythmes et chansons dans le studio de l’école de musique Pracatum, fondée par l’immense artiste Carlihnos Brown.

Recueillis par Patrice RABE

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