Film documentaire : Des projections à guichets fermés durant les quatre jours du festival

Jacaranda
Beaucoup de jeunes lycéens présents aux projections de films documentaires.
Beaucoup de jeunes lycéens présents aux projections de films documentaires.

L’objectif des organisateurs est atteint, le pari est même réussi. Tous les amateurs de film documentaire sont revenus en masse dans la salle de projection. C’est ce que l’on peut dire de la première organisation du mois du film documentaire à Toamasina.

Plus de 1500 élèves et amateurs de films de création ont fait le déplacement durant les quatre jours de projection dans une des grandes salles de l’hôtel de ville de Toamasina. D’entrée, « Ce que nous avons perdu » de la réalisatrice française Christiane Mordelet & Stanzin Dorjay Gya a retenu tout particulièrement l’attention de l’assistance venue voir ce film. « Pierre Rhabi, la reconquête du songe » de Marie-Dominique Dhelsing – « Kigali shaolin temple » de Magali Chirouze – « Blanche là-bas, Noire ici » de Diane Dègles, ont complété la participation des réalisateurs de France. « Une enfance en exil » du réalisateur réunionnais William Cally a témoigné de la présence des départements d’Outre-mer, en l’occurrence La réunion. Particulièrement, « Je veux ma part de terre » de Jean-Marie Pernelle et Fred Lambolez de La Réunion a alimenté un débat passionné entre l’assistance et les organisateurs. C’est ainsi que le service de coopération de l’ambassade de France SCAC a soutenu la première édition du mois du film documentaire de Toamasina. La région Atsinanana via la coopération décentralisée a été aussi de la partie. En outre, les films documentaires traitant de la tradition malgache a éveillé la curiosité des jeunes malgaches. La grande partie de l’assistance a pour la première fois de sa vie assisté au déroulement de ces festivités traditionnelles. C’est le cas du « Sambatra » de Solo Randrasana et Ronan Leroy puis « Petits hommes » de Lova Nantenaina. Ces réalisateurs sont originaires d’Antananarivo. Enfin, un bon nombre de films ont suscité des questionnements de la part du public. « Todisoa et les pierres noires » d’Andrianaly Michael, « Mon insurrection » d’Yvan Fabius Soufaly ont été au centre des discussions dès la fin de chaque projection. Ces films documentaires sont d’ailleurs des oeuvres de réalisateurs de Tamatave. Signalons que Gilde Razafitsihadinoina avec ses deux réalisations, en l’occurrence « Les enfants de la périphérie » et « Coup de hâche pour une pirogue », fait partie de la participation de Toamasina. Mohamed Ali Ivesse, Julie Anne Melville et Philippe Gaubert ont complété la liste des réalisateurs tamataviens avec respectivement «  Campus B5 », « Au temps des litchis » et « La Maison bleue ». Le rideau est tombé sur l’édition 2014. Mais déjà l’association asa sary a engagé des démarches pour la mise à disposition d’une salle de projection plus spacieuse à l’occasion de la deuxième édition l’année prochaine avec la multiplication des diffusions tout au long du mois de novembre 2015.

Jean – Claude STEVE

Telma Fibre Vibe

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