CMAI : Un système de promotion et de soutien aux artistes indépendants !

Rybota et Miora Rabarisoa, Président et vice-président du CMAI.
Rybota et Miora Rabarisoa, Président et vice-président du CMAI.

Après plusieurs mois de préparation, le Collectif du Métier des Artistes Indépendants, le système qui soutient les artistes sans les corrompre dans leurs démarches ni altérer leur créativité, a enfin vu le jour, vendredi dernier.

Peintres, musiciens, chanteurs, techniciens de son, cinéastes… Ils viennent tous d’horizons différents. Ce qu’ils ont en commun ? Leur difficulté à se conformer aux normes imposées par les différents systèmes de production. Car se plier à la volonté d’un producteur, c’est perdre sa personnalité et sa liberté de création avec. Autrement dit, ils évoluent tous en autoproduction. Ayant l’impression d’être laissés pour compte, ces « artistes indépendants » se sont concertés et ont décidé de se réunir à travers une plate-forme qui leur permettrait de s’exprimer librement. Ainsi est donc né le Collectif du Métier des Arts Indépendants ou CMAI. Il regroupe actuellement une douzaine d’artistes : iBemaso, Tahina Rakotoarivony, Moajia, Mahandry dit Ptim, Sesely, Mazavaloha, Kabosy spirit, Vitam, Naday, Tovoniaina Rasoanaivo, Temandrota, Angaroa, Taka Andrianavalona. Il reste cependant ouvert à tous ceux qui souhaitent rejoindre ses rangs. Son objectif ? Créer des occasions pour ses membres sans leur demander d’apporter un quelconque changement à leur art. Rybota, président du CMAI de relater : « Nous sommes très nombreux à nous trouver dans le même cas. Les producteurs trouvent nos créations intéressantes mais pas vendables. Ce qui fait que la plupart d’entre nous évoluent en underground. Ce qui compte aujourd’hui, c’est en effet de faire le maximum de bénéfices au gré de la qualité et de la personnalité de l’artiste. Et c’est justement ce qui nous anime, notre raison d’être. Nous créons notre propre système en parallèle à ce qui est déjà en place pour permettre à l’artiste de vivre de son art sans altérer sa créativité ».
Mahetsaka

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