Nostalgie : Sortie de « L’aventure des Surfs » ou l’épopée d’un des groupes malgaches les plus célèbres

SURFSCe groupe appartient à la légende  de la chanson malgache et a contribué à la renommée  des artistes de la Grande Ile dans la France des années soixante. C’est avec plaisir qu’on le redécouvre à travers le récit de son épopée par l’un de ses piliers, Rocky Rabaraona.

Paris, 12 décembre 1963. « Mesdames et messieurs, de Madagascar, voici les Surfs ! »… C’est ainsi que la présentatrice annonce l’arrivée sur la scène mythique de l’Olympia de ce nouveau groupe vocal francophone formé de quatre frères et de deux sœurs Rabaraona, originaires de Madagascar.  Autrefois appelé Les Béryls, ce groupe vient de terminer une longue tournée de trente spectacles avec la nouvelle coqueluche des jeunes, Sheila, à travers la France. Ce spectacle de l’Olympia sera pour lui la consécration. L’auteur de ce récit, Rocky Rabaraona,  a fait partie du groupe mythique jusqu’à leur séparation en 1971. À la rupture du groupe, il continua en solo de présenter des spectacles au Québec et à Ontario. Il retrouva sa sœur Monique en 1979 et forma avec elle un duo sous le nom de Rocky et Monique pendant deux ans. Lorsque Monique décida de retourner en France en 1981, il se retrouva de nouveau seul. Dans son nouveau spectacle intitulé « Il était une fois… Les Surfs », il raconte l’histoire du groupe avec des anecdotes les plus savoureuses entrecoupées de leurs grands succès.

Voici un extrait   de ce livre publié par les éditions l’Harmattan et sorti en France au mois de décembre 2014. Il donne la mesure de leur succès.

« Déjà leur popularité a traversé les murs du palais, et leur charme ainsi que leur talent sont les causes de ce concert privé. Très vite, elle (la famille princière de Monaco) est séduite par la simplicité du groupe, leur respect envers eux. Les Surfs présentent une à une leur chanson. Le couple princier semble apprécier la chanson a capella « When the Saints go marchin’in ». Mais lorsqu’ils commencent à chanter « À présent tu peux t’en aller », un événement inattendu se présente. Un grand bruit de batterie se fait entendre. Le groupe se retourne et voit avec surprise le petit prince Albert, avec des baguettes dans les mains, essayant de les accompagner à la batterie ! Cela ne dure pas longtemps car la nourrice est venue le chercher rapidement pour le faire asseoir gentiment près de son père. Après cette grande surprise, c’est avec le sourire aux lèvres que les Rabaraona continuent alors leur concert pour le terminer dans la bonne humeur, à la grande joie de la famille Grimaldi.

Après ce mini concert, les Surfs sont reçus dans le grand salon du Palais pour une séance de photos avec la famille princière, puis des rafraîchissements leur sont offerts. Une journée très spéciale vient de se terminer. » 

Un talent incomparable. Le N° 12 de janvier 1964 de la revue pour les jeunes  « Mademoiselle Âge Tendre » consacre un long article aux Surfs, qui posent à maintes reprises dans le quartier de Montmartre :

   «  Les Surfs sont capables de chanter n’importe quoi : des berceuses, des negro-spirituals, aussi bien que du rock. Ils chantent n’importe quand, n’importe où, spontanément, pour votre plaisir à la fin d’un repas, parce qu’ils en ont envie, en voiture ou dans la rue. Ils n’ont pas besoin d’accompagnement, l’un entonne un air, les autres suivent en chœur. »

L’agence Tavel et Marouani continue de trouver des représentations au groupe, profitant de l’engouement du public et des professionnels du show-business pour la famille.

Le livre n’est pas encore disponible à Madagascar, mais il peut être commandé sur le site internet htpp//ww.éditions-harmattan.fr

Recueillis par Patrice RABE

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