Divertissement et éducation : Tournage d’une série de fictions sur la dégradation de l’environnement

Jacaranda
L’équipe de tournage en plein travail.
L’équipe de tournage en plein travail.

Les citoyens malgaches dans leur grande majorité, pris dans l’engrenage de la lutte pour la survie, ne sont pas conscients de leur responsabilité dans la dégradation de l’environnement. C’est pour les sensibiliser à ce problème que cette série de cinq moyens métrages est produite par le CGM en collaboration avec le G.I.Z.
La dégradation de l’environnement est une des causes de la situation catastrophique où se trouve le pays. La pauvreté et la lutte pour la survie empêchent nos concitoyens de se rendre compte qu’ils sont en train de creuser leur propre tombe, en exploitant de manière inconsidérée les richesses naturelles alentour. Le meilleur moyen de stopper cette lente descente aux enfers, c’est de lancer des messages pour les conscientiser. Comment y arriver ? L’idée de le faire de manière distractive est parue judicieuse et c’est ainsi que le CGM a conçu le projet d’une série de téléfilms de fiction traitant de tous ces problèmes. Le G.I.Z qui est l’agence allemande de coopération internationale a accepté de le financer. Le tournage a commencé au début du mois d’octobre.

Un thème sérieux traité de manière distractive. Une équipe a donc été constituée. Stephan Schneider, un réalisateur allemand et sa consoeur malgache, Ando Rajaofera, directrice de la compagnie Arafito, ont pris les rênes du projet. Le scénario a été écrit par Ando et les comédiens sont les membres de la compagnie Arafito. L’histoire se passe dans un commissariat en bordure d’une forêt primaire, recélant toutes les richesses naturelles faisant la renommée de Madagascar. Les fonctionnaires de police traquent les contrevenants qui les exploitent. Tous les sujets sont évoqués : la fabrication de charbon de bois de manière intensive, le trafic de bois de rose, le trafic d’espèces protégées, l’exploitation minière incontrôlée. Ils ne sont pas traités de manière rigide comme dans un documentaire, mais on y trouve une touche romanesque. « La conscientisation se fait de façon subtile. L’histoire est captivante et le jeu des acteurs y contribue grandement » affirme Ando que nous avons vue hier sur l’un des lieux du tournage. Elle et son équipe sont sur le terrain huit heures par jour. Le travail se fait dans une ambiance de sérieux, mais cela n’empêche pas des moments de détente. La série est composée de cinq épisodes de 15 minutes qui seront diffusés avant la fin de l’année sur une grande chaîne de télévision malgache.

Patrice RABE

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  1. Interessant!!! la sensibilisation à Mada est difficile, les gens ecoutent mais s’en foutent, c’est bien le problème!!! C’est pour cela que le pays est si sale et pauvre!!!!!

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