Pascale Vétois redonne au sisal sa lettre de noblesse !

Un aperçu du travail de Pascal Vétois, exposé dans les locaux de l’Akoa Ivandry jeudi dernier. (Photo : Kelly)
Un aperçu du travail de Pascal Vétois, exposé dans les locaux de l’Akoa Ivandry jeudi dernier. (Photo : Kelly)

La raison qui l’a amenée à Madagascar était tout autre. Sa rencontre avec une femme travaillant le sisal a cependant créé le déclic et lui a donné l’idée de se lancer dans l’aventure et de redonner sa lettre de noblesse au sisal.

Elle est française mais n’a pas son pareil pour valoriser le sisal malgache, matière première dont la Grande Ile est le cinquième plus grand producteur mondial mais dont la plus grande partie est exportée en Chine. A travers son travail et celui de la vingtaine de femmes qu’elle emploie dans son atelier à Tamatave, Pascale Vétois transforme cette matière des plus simples en tapis ou tableaux muraux, c’est selon, aussi uniques qu’originaux. Tous ses tapis sont effectivement des modèles uniques, confectionnés par les soins de ses artisans. Elle, se penche plutôt sur le design. Car le design, elle en sait quelque chose pour avoir travaillé dans des grandes sociétés comme Calor out Tefal pendant des années. Les oeuvres qu’elle a exposées dans les locaux de l’Akoa Ivandry jeudi dernier en témoignent. Se déclinant sous trois thèmes, ces tapis en sisal ne peuvent qu’avoir du succès auprès des amateurs.

Processus
. Pas de machine! Tout est fait à la main. Pascale Vétois a d’ailleurs fait en sorte et tout mis en place pour se passer de la Jirama.  » Nous nous sommes procurés des bonbonnes de gaz. Ainsi, délestage ou non, on peut toujours travailler à notre rythme« . Rien n’est laissé au hasard. Tout est vu et revu au détail près. D’ailleurs, pour s’assurer que ses directives se retranscrivent exactement comme elle les avait imaginées, Pascale a mis en place un système de bâche. Les ouvrières n’ont ainsi qu’à suivre les croquis qu’elle a dessinés dessus. Les tapis de sisal de Pascale Vétois sont souvent présentés dans divers formats et coûtent entre 180 000 Ar et 2 400 000 Ar. Des prix qui, au vu du travail fourni et de la qualité des œuvres, ne semblent pas du tout exagérés. Ce qui n’est probablement pas l’avis de tous, raison pour laquelle Pascale et son équipe ambitionnent d’exporter leurs œuvres en Europe car selon la designer, « ces tapis se vendraient entre 1 000 et 2 000 euros dans le vieux continent ». En attendant, les amateurs pourront retrouver ces tapis à l’Infinithé Ivandry jusqu’à dimanche, au marché de Noël du Lycée français le 29 novembre et au Carlton le 12 décembre.
Mahetsaka

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