Riv O’Nat : « Tomboka », un premier EP… en toute discrétion !

Jacaranda
Lentement mais sûrement, Riv O’Nat avance vers son objectif.
Lentement mais sûrement, Riv O’Nat avance vers son objectif.

Méconnu, il l’est encore du grand public, du moins, jusqu’à présent. Riv O’Nat n’a cependant pas hésité à réaliser et sortir « Tomboka » : son premire album, composé de six titres.

Lentement mais sûrement, Riv O’Nat se construit. Son objectif principal ? Aller loin, très loin dans la musique et représenter Madagascar sur la scène internationale. Première étape pour le jeune homme donc : la sortie de « Tomboka », un EP de six titres allant du country pop passant par le pop rock et le rnb pop. Le chanteur essaie même de transformer les musiques traditionnelles en leur donnant aussi une touche pop, car son rythme de prédilection, vous l’aurez compris, c’est la pop. « Je fais des recherches, par exemple, sur une façon spécifique de jouer de la guitare à Madagascar. Je combine ça avec une façon de jouer de la percussion dans certaines régions d’Afrique pour donner une sensation unique. J’ai fait l’expérience avec « Toy ny vato ». Ce que j’ai aimé mais je suis conscient que j’ai encore beaucoup à améliorer ». Et cette amélioration, il ne peut le faire seul. Il s’est donc entouré de deux de ses amis : Max, arrangeur et Funk D rappeur et poète. Des compagnons de route qui lui apportent beaucoup et donnent une touche très éclectique à sa musique puisque l’un est zimbabwéen et l’autre Sud-Africain. « Tous les trois, on a notre petit “record label”. On produit pour d’autres artistes. Mais notre première production, bien entendu, a été la mienne ».

Message d’espoir. Malgache mais aujourd’hui établi en Afrique du Sud, Riv O’Nat a ecrit son EP en trois langues : malagasy, anglais et français. La première chanson, en malagasy, est une prière. « Pour les Malagasy, c’est un geste très fréquent de commencer et même de terminer quelque chose avec une prière. Donc, je lance mon album en Son nom. Je souhaite partager son message d’amour, de paix et de pureté à travers mes chansons. Pour ça, il ne faut pas que ca soit forcément évangélique. Il faut d’abord que ça vienne du cœur. Il faut qu’il y ait un message de sagesse. Mais il faut aussi que je m’adapte au contexte sur lequel je me pose (la jeune génération d’aujourd’hui). J’essaie d’utiliser aussi des mots banals mais qui font rêver pour que le message puisse passer. J’ai des sentiments, de l’espoir et même de la déception en moi que je veux faire sortir. Et je les exprime par mes chansons. Par contre, qu’ils soient d’origine positive ou négative, je dois les faire sortir positivement. Car mon but, c’est toujours de générer l’espoir chez tous ceux qui m’écoutent ».

De Madagascar à l’Afrique du Sud.  Né le 27 Juin 1990 à l’HJRA, Ratsimanetrimanana Solofotiana Andrianarivo, dit Rivo ou “Riv O’Nat” a passé mon enfance à Bevalala là ou se situe la maison de ses parents et celle de son grand-père. Après l’obtention de son bac en 2008, il s’installe à Maurice pour y poursuivre ses études supérieures. « J’ai fait deux ans d’école de gestion en tourisme et un an de “business management”. J’ai quitté Maurice en 2012 pour vivre désormais en Afrique du Sud. J’ai toujours rêvé de faire de la musique. Et l’Afrique du Sud m’a un peu dirigé sur cette voie en quelque sorte. Je pouvais très bien continuer avec le “business management” mais je me suis dit qu’il fallait que je me concentre sur un “topic” spécifique : la production de musique. Ce qui veut dire aller vers le “Music business”. Je me suis alors inscrit à une formation d’ingénierie en son au sein de l’ “Academy of Sound Engineering”. En sortant de là, je pourrai à la fois devenir ingénieur de son et producteur. Mais pour devenir producteur, il faut que je fasse des recherches à part. Donc, je me suis aussi inscrit dans une école de musique. Ce qui a duré environ quatre mois, juste le temps pour moi d’avoir la base. Mais cette année, j’ai l’intention de reprendre et d’obtenir un peu plus que la base. En ce moment, pour me mettre toujours dans le bain, je continue à faire des recherches et à suivre des “training” sur internet. J’aurai encore deux ans avec l’Academy of Sound Engineering. Apres cela, je verrai dans quelle direction je pourrai établir une meilleure carrière. Lors de mon court passage à Madagascar dernièrement, j’ai voulu faire le lancement de mon album pour que les gens puissent me connaître et me suivre. Mais le temps était trop court et puis je n’ai jamais eu l’occasion de faire une apparition publique auparavant. Donc, ce n’était pas encore réussi. Et peut-être aussi que ce n’était pas encore le moment. Mais j’ai la foi. Je ne baisse pas les bras, je continue à faire ce que je dois faire. Et mon but, c’est d’aller loin, représenter Madagascar au niveau international ».
Mahetsaka

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