Cinéma documentaire : Nantenaina Fifaliana, une carrière prometteuse

Nantenaina Fifaliana (au centre) présente son projet de film.
Nantenaina Fifaliana (au centre) présente son projet de film.

Le secteur du cinéma commence à prendre un peu plus d’ampleur, et le cinéma documentaire se fait connaître de plus en plus. « Anay ny lalana » de Nantenaina Fifaliana sera projeté au collège Saint-Michel à Amparibe.

A l’affiche du Ice Club Mada, au Collège Saint Michel Amparibe, les films de Nantenaina Fifaliana, « Anay ny lalana » et celui d’Alain Rakotoarisoa, « Rendala », seront projetés ce samedi à partir de 15h. Un petit pas dans le monde du cinéma malgache, mais un grand pas pour les producteurs et réalisateurs, qui essaient de faire exister un secteur en agonie depuis des décennies.

En quelques années, le cinéma documentaire à Madagascar commence à prendre sa place. Les rencontres Doc OI qui se tiennent à Toamasina tous les ans, ont permis de faire exister un style à part entière dans un pays où tout est là pour faire de bons films. Chaque année, ces rencontres permettent à quelques producteurs de s’initier aux fondamentaux de la production, afin de pouvoir mener à bien un projet de film. Et à des réalisateurs de se pencher sur des projets de film et de les écrire, afin de trouver des producteurs. A chaque fin de formation se tiennent les journées tënk où se rencontrent les professionnels du cinéma documentaire : producteurs, réalisateurs et diffuseurs. Les films en devenir, ou déjà réalisés peuvent ainsi trouver des diffuseurs.

Une carrière qui débute. Pour Nantenaina Fifaliana, qui continue à suivre les formations en écriture documentaire d’auteur et cela malgré les prix qu’il a déjà gagné depuis le début de sa carrière, le documentaire d’auteur est devenu une vraie passion. Il a commencé par les films d’animation avant de passer au documentaire d’auteur. Une décision qu’il n’a pas regretté puisque son film « Anay ny lalana » a remporté plusieurs prix, et est sélectionné à travers les festivals de films courts dans le monde. « Ma carrière débute tout juste, le plus important en ce moment c’est de faire des films » dit-il. Nantenaina Fifaliana, en pleine écriture de son prochain film, a participé aux rencontres Doc OI de cette année. Puisqu’il veut continuer sur cette voie, il doit mettre toutes les chances de son côté. « Quand tu lâches tes études pour faire du cinéma ton métier, et qu’après tu récoltes un tout petit peu les fruits du labeur ». Même si, comme il le dit, le métier de réalisateur à Madagascar est encore très difficile car il y a peu de producteurs, pas de distributeurs, et que personne ne consomme. Les réalisateurs doivent pour le moment viser l’international.

Anjara Rasoanaivo

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6 Commentaires - Ecrire un commentaire

  1. Qui les on fait venir en France? Les Tirailleurs sénégalais dont un bon contingent de Malgaches (39-45) et plus tard les Maghrébins pour la main d’oeuvre dans l’industrie, l’agriculture, le bàtiment pour reconstruire ton pays et faire le sale boulot que vos semblables ne voulaient pas faire ??? Il fallait pas les faire venir, ni les coloniser !! IL SONT: ILS Y RESTENT et se sont multipliés.!!!
    Parce que tous les blancs sont propres??? J’étais dans le Bàtiment, et il y avait des blancs mais croyez moi qu’ils n’étaient pas tous propres, « clean » et « bon odorants » comme vous le pensez…! Si vous ètes (bien) cultivé; il n’y a pas de race supérieure, il n’y a que des races différentes.!!

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    Et oui, même en France,dans les quartiers africains, c’est sale…et je te jure que ce n’est pas les blancs qui viennent y déposer des ordures.

  3. Encore une fois vous avez ouvert votre bouche puante et vous vous délectez de la misère de Madagascar !!! Ce n’est pas parce vos enfants métis dont vous avez bourré le cràne, ne s’intéressent pas de leur pays d’origine qu’ils représentent la jeunesse française! En 2012, dans l’avion de retour ,un groupe de jeunes de la banlieue parisienne était ravi d’avoir visité l’Ile et fier d’avoir appris qlq mots de malgache:
    .Venez à Marseille (les 15e, 14e et 1er-Belsunce) ou encore dans le 93, mème à Paris; les quartiers chinois et africains, s’il n’y a pas d’agglomérations sales et dangereuses, de paysages calcinés? Et dans ton bled à toi, est ce tout ROSE?
    Depuis 2009, je passe 1 à 3 mois de vacances à Mada et à chaque fois; à l’aller comme au retour, 1/3 des passagers de l’avion, sont des (retraités) FRANçAIS. Demandez vous qu’est ce qu’ils vont faire là bas, si le pays n’est pas attractif. De toute façon, vous ne versez que dans la NéGATION et la DIABOLISATION. Allez vous faire SOIGNER, au plus tot serait le mieux, VIEIL AIGRI !!!

  4. · Edit

    Madagascar est une île pauvre…
    Qui peut acheter ces documentaires ?… si le pays a pu attirer tous les vieux « Indiana Jones » de France, il ne faut pas imaginer que la destination fait encore rêver…quelque tiers mondistes sur le déclin, mais je vous assure que la jeunesse française se fout de la réalité du pays, de ses pauvres aux dents brillantes, de ses paysages calcinés, des agglomérations sales et dangereuses , du kere, ..?en vérité, les européens s’en foutent et ont d’autres soucis.

  5. Venez voir les documentaires fait par les réalisateurs de Madagascar ce samedi 04 juin et on en reparlera de belles images et de contenus en rencontrant les auteurs. On ne parle pas des documentaires tournés par les chaînes françaises. On parle de docs tournés par des réalisateurs malagasy et oui, les gens s’intéressent sinon personne n’aura osé programmer ces films en salle.

  6. · Edit

    Faire des documentaires est possible à la seule condition d’avoir un public acheteur… est-ce le cas?. Les belles images ne reflètent pas vraiment une réalité quotidienne.

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