Sômaroho : Apothéose avec Wawa!

Jacaranda
Wawa et Luyanna figurent parmi les artistes à l’affiche du dernier spectacle de ce Sômaroho 2016.
Wawa et Luyanna figurent parmi les artistes à l’affiche du dernier spectacle de ce Sômaroho 2016.

Rideau sur le festival Sômaroho, qui, une fois de plus, a réussi son pari, celui de faire danser le tout Nosy-Be au rythme endiablé du salegy durant toute une semaine. A Ambodivoanio, le spectacle, c’est tous les soirs jusqu’à 7h, voire 8h du matin.

Ça y est, le festival Sômaroho joue ses dernières notes. Toute la semaine, les artistes ont défilé sur scène, mettant de l’ambiance à des dizaines de milliers de spectateurs qui ne désertent pas le stade d’Ambodivoanio, plein à craquer tous les soirs. Du premier au dernier jour, les concerts, pratiquement « sold out », se jouent jusqu’au matin. Mais l’apothéose reste le dernier spectacle, avec Wawa, Luyanna, Bachoili, en somme les plus grandes têtes d’affiche. Et la fête continuera jusqu’à ce que plus personne ne bouge. Car comme pour les éditions précédentes, Wawa chantera jusqu’à aujourd’hui, vers midi.

Digne fils de sa mère, la regrettée Rasoa Kininike, Lico reprend le flambeau et qu’il a tout ce qu’il faut pour devenir un grand artiste.
Digne fils de sa mère, la regrettée Rasoa Kininike, Lico reprend le flambeau et qu’il a tout ce qu’il faut pour devenir un grand artiste.

Jeunes talents. Le festival Sômaroho, c’est une liesse populaire, mais aussi un tremplin considérable pour les artistes qui essaient de creuser le chemin de la notoriété. Tous les soirs, ils ont l’honneur de faire la première partie de stars déjà confirmées, ce qui leur assure non seulement une visibilité importante, mais aussi une opportunité de rencontrer d’autres artistes de grand calibre. Ainsi, ces jeunes talents se donnent à fond pour devenir, qui sait, les têtes d’affiche des soirées dans quelques années. D’ailleurs, on parle de jeunes talents, d’artistes à pousser, mais ils ont déjà du bagou pour être des stars. Lico Kininike, le fils de Rasoa Kininike et de Pascal, a fait le spectacle lundi. L’adolescent, qui a pratiquement grandi dans la musique, bercé par celle de ses parents, en a pris de la graine qui donne aujourd’hui les racines qu’il faut pour devenir un grand artiste. Véritable « showman », Lico chante, danse, prend le temps d’exécuter quelques lignées de solo à la guitare, puis revient sur le devant de la scène, avant de prendre les baguettes pour jouer à la batterie. Lico est partout, joue de tout et le fait bien. Digne fils de sa mère, la regrettée Rasoa Kininike, Lico reprend le flambeau et ira loin aux côtés de Pascal, son père. A Nosy-Be en tout cas, tout le monde l’adore. Mesmea, artiste émergent également, n’est pas passée inaperçue durant ce festival. Déjà très connue d’un certain public, elle a essayé et réussi à se frayer une place entre les grandes stars. Il en est de même pour Jovial qui teste en grandeur nature sa notoriété.

Défilé de style. Si la star incontournable attendue reste l’organisateur Wawa, ce Sômaroho est aussi empreinte d’une couleur féminine très ensoleillée et sexy. Les femmes à  l’honneur également car chaque soir, pratiquement, les dames envahissent la scène pour donner à la fois un  spectacle pour les yeux, mais aussi un défilé de mode. Il y a Black Nadia, Vaiavy Chila, Dah’Mama, mais aussi Mesmea et Luyanna… Sexy et belles à souhait, le spectacle est entier. Le festival est effectivement un clin d’oeil pour les filles, certes qui ne s’affrontent pas, puisque chacune a son style. Mais il est difficile de ne pas faire le parallèle entre elles, puisqu’elles rivalisent toutes de style. En tout cas, le « girl power », c’est aussi dans les tenues vestimentaires. Enfin, le Sômaroho, c’est l’opportunité pour les locaux de voir et de pouvoir apprécier les prestations des artistes étrangers en vogue dans le style tropical. A ce titre, Wawa fait l’effort chaque année de faire venir des stars internationales. Cette année, c’est la chanteuse Luyanna qui a fait la vedette. Mais ce n’est pas tout car la programmation a aussi vu passer Papou, Afro Style, ou encore Bachoili. Ces groupes venus d’ailleurs se font une joie de jouer devant des milliers de fêtards qui dansent sur leurs titres, et qui connaissent même leurs chansons.
Le festival Sômaroho ferme son rideau sur Nosy-Be, en promettant de revenir l’année prochaine encore plus grand. Wawa, quant à lui, continue de chauffer la scène avec ses « 400 volts », avant de se tourner vers Mahajanga pour la suite du Sômaroho Tour.
Anjara Rasoanaivo

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