Phénomène « cover » : Un tremplin pour les futures stars

D-Lain, une carrière lancée par des « covers » !
D-Lain, une carrière lancée par des « covers » !

Les « covers » deviennent un phénomène de société. Téléréalités, concours, buzz et tremplin, ces reprises font recette. Simple divertissement ou tremplin artistique, c’est à chacun ses opportunités.

Depuis quelques années, et avec la vulgarisation d’internet et le nombre infini de concours de chant dans les téléréalités, le phénomène du « cover », ou de la reprise d’une chanson d’un autre auteur, est devenu un vrai phénomène. Et Madagascar n’y échappe pas. Ces chanteurs qui reprennent des titres déjà très en vogue bénéficient d’une longueur d’avance, la chanson étant connue du grand public, à condition de ne pas démériter face au tenant du titre. Car pour reprendre une chanson, encore faut-il l’interpréter de la meilleure manière, et faire face à des puristes qui pourraient avoir du mal à accepter les nouvelles versions. Dans la plupart des cas, les chansons reprises par les jeunes sont celles des époques précédentes, où les morceaux en question sont peu voire pas connus de la jeune génération. Et les « covers » permettent de remettre au goût du jour ces tubes.

Buzz. Dans ce phénomène de « m’as-tu vu », il y a les « covers » ratés comme ceux qui ont permis à leurs interprètes d’accéder au rang de star. Postés sur les réseaux sociaux ou sur youtube, ces « covers » ratés font parfois plus de buzz que les interprétations bien exécutées. D’ailleurs, certains chanteurs surfent dessus pour se faire plus de notoriété. Ce n’est donc pas rare que des internautes s’amusent à comparer les versions originales et les pâles copies, à les partager pour en rire. Et puis il y a aussi les « covers » qui impressionnent. Récemment ajouté sur youtube et dans les réseaux sociaux, il y a la reprise de « Maninona e » de Lôlô sy ny Tariny par le groupe LOAD. On aime ou on n’aime pas, car la version façon Game of Throne dénature totalement la chanson. En tout cas, les covers peuvent faire éclore des artistes créatifs, et s’approprier à leur manière les chansons.

Karaoké. Les « covers » font également le bonheur des téléréalités, et les opérateurs en téléphonie mobile. Là encore, il s’agit de reprendre des titres déjà connus et de faire concourir les candidats. A quelques détails près, c’est la même rengaine partout. Mais la formule marche, et ces émissions font recette. Les chansons sont ainsi interprétées sous toutes ses formes, tous les tempos et à toutes les sauces. Et s’il y a ceux qui se la jouent « cover karaoké », il y a tout de même quelques-uns qui en profitent assez pour démarrer une belle carrière. C’est le cas par exemple de D-Lain ou de Deenyz, artistes malgaches qui ont réussi grâce à des « covers » caractériels où ils ont ajouté leurs propres marques pour en faire des tubes actuels.

Si les « covers » font le buzz et modèlent des stars de la chanson, il ne faut pas oublier que les artistes sont avant tout des créatifs et qu’ils doivent apporter de la créativité et une touche personnelle à leur interprétation, sous peine de passer pour des chanteurs de karaoké !

Anjara Rasoanaivo

Suivez-nous aussi sur Facebook

Partager cette publication

Poster un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.