Faly Andrianafetra : Un pilote de course qui veut devenir numéro Un de l’industrie de loisirs

Faly Andrianafetra, président fondateur de SRK.

Connu comme pilote de course depuis 1994 et président fondateur du SRK (Serana Racing Kart), Faly Andrianafetra Robinson prévoit l’extension des activités de sa société à Madagascar et compte devenir le leader de l’industrie du loisir dans le pays.

Gestionnaire de formation avant le baccalauréat, Faly Andrianafetra a poursuivi ses études aux Etats-Unis à l’Ecole de Pilotage Aviation ou PPIFR (Professionnal Pilot Instrument Flight Ruse), de 1991 à 1994. Contrairement à la majorité de ceux qui ont trouvé l’opportunité d’étudier à l’étranger, celui-ci est revenu dans son pays, après ses études, et s’est lancé dans le business. « J’ai commencé par le transport terrestre de marchandises, avec quelques camions. Cela n’a pas été très rentable et c’est après ce constat qu’est née l’idée d’investir dans le loisir qui, jusqu’à présent reste insuffisant à Madagascar », nous confie-t-il. En effet, le projet SRK a été lancé en 1998, avec l’achat de terrain et le lancement de la construction des infrastructures à Imerintsiatosika. Etant un véritable complexe du sport mécanique, les travaux ont duré près de trois ans et le site a été inauguré en novembre 2001. A l’occasion, le SRK a lancé le premier Trophée international de Karting à Madagascar. Depuis ce lancement, cette compétition se déroule d’ailleurs tous les ans, sauf en 2002, et sera à sa 16e édition, pour cette année 2017.

Pilote confirmé. Le SRK n’a pas été lancé par hasard. Faly Andrianafetra est un vrai passionné du sport mécanique. En parallèle avec ce business, il a été pilote de course depuis 1994. « J’ai commencé le rallye avec une Peugeot 504 jusqu’en 1996. Ensuite, de 1998 à l’année 2000, j’ai opté pour une Peugeot 106 kit-car qui m’avait permis d’être un champion du Rallye international de Madagascar. L’évolution ne s’est pas arrêtée là, car j’ai ensuite piloté une 206, jusqu’en 2003. Depuis, j’ai arrêté les compétitions. Mais j’envisage de revenir sur la piste d’ici peu. Et comme il faut se réhabituer petit à petit, ce grand retour se fera avec une 504 comme au bon vieux temps. Pour l’instant, une 206 serait encore trop rapide pour moi. De plus, à Madagascar, le sport automobile ne peut pas encore être considéré comme une profession. Et pourtant, il coûte cher. Ce qui me pousse davantage à choisir la 504, car celle-ci est très solide et a un coût d’entretien plus abordable », annonce-t-il.

Précurseur. Avec son premier métier de transporteur, Faly Andrianafetra voyageait de temps en temps en Europe, surtout en France, à la recherche de véhicules à acquérir. C’est par ces voyages qu’il a découvert le kart. « Personnellement, je n’aime pas vraiment piloter le kart car cela exige beaucoup de conditions physiques. De plus, je pèse assez lourd pour ce type de véhicule, donc je ne suis pas très avantagé si l’on parle de course. Mais malgré tout cela, ce métier avec SRK est très passionnant », nous explique le précurseur du kart dans la Grande Ile. Par expérience, il a remarqué que le kart attire moins de gens en période de crise dans le pays ; et en saison de pluies. Aujourd’hui, le premier concurrent de SRK vient d’être lancé à Imerinkasinina Anjeva, mais Faly Andrianafetra ne semble point s’inquiéter pour son business. Au contraire, la concurrence le stimule, d’après ses dires. « Avec toute franchise, je trouve que le circuit à Imerinkasinina est dangereux. D’abord, parce que tous les pratiquants du karting ne sont pas des pilotes professionnels. Ensuite, même les plus doués peuvent faire des fautes. Sur ce circuit, les balises sont des gros pneus de camion. Après la pile de pneus, il y a un mur. En cas d’incident, çà pourrait vraiment finir très mal. C’est pour cela que le SRK a choisi d’installer son circuit sur un site dégagé et avec des mesures de sécurité bien étudiées afin de minimiser les risques. Les professionnels savent bien que le kart peut se renverser en cas de choc ; et dans ce cas, on est difficilement éjecté du véhicule. Le briefing et les dispositifs de sécurité sont donc primordiaux. Pour la concurrence, nous allons nous focaliser sur la sécurité et la qualité des matériels », souligne le premier responsable de SRK.

Projets d’extension. Les pistes d’Imerintsiatosika ont été dessinées par le pilote professionnel de France, Alain Colin. Selon Faly Andrianafetra, il s’agit d’une piste de l’ancienne génération, qui sera modifiée et améliorée d’ici à cinq ans, pour suivre les tendances internationales actuelles. « Ce projet va se faire avec l’extension de nos activités. En France, nous avons joué au kart en in-door avec des pistes de 300 à 400m. Nous envisageons donc d’ouvrir un site similaire à Toamasina, vers 2020. Mais nous sommes encore en train d’étudier le système de gestion, car il y a toujours le souci de contrôles avec les sites éloignés les uns des autres. En d’autres termes, il est difficile d’être en même temps à Antananarivo et à Toamasina », a-t-il noté. En ce qui concerne SRK Imerintsiatosika, d’autres activités de loisirs seront lancées, d’après Faly Andrianafetra. Pour lui, Madagascar a encore un grand déficit en loisirs, ce qui pousse les gens à se tourner vers l’alcool et les jolies filles. « Dans ce pays, il y a beaucoup d’idées de business qui méritent le succès, mais on a tendance à faire le petit joueur et le business en question tombe à l’eau, dès que de plus grands investisseurs débarquent sur le marché. Aux Etats-Unis, j’ai appris l’efficacité du système casino où on peut tout trouver. On peut y dépenser pour perdre de l’argent, pour gagner, on peut trouver l’hébergement, la restauration, des taxis pour le transport, etc. C’est ce que nous allons mettre en place, car si on peut maîtriser tout cela, on peut se considérer comme un roi du pétrole », affirme Faly Andrianafetra.

Diversification. Outre le sport mécanique, notre homme d’affaires se lance dans d’autres secteurs d’activités, avec son flair sur les business qui rapportent gros. Récemment, il vient de lancer une plantation de kakis avec 1500 pieds de fruitiers qui peuvent produire jusqu’à 75 tonnes par saison. « Après environ 4 ans et demi, j’aurai ma première récolte avec une prévision de 150 à 200 unités de kakis par pied. Et pour faire du bon business, il faut transformer nos produits pour avoir de la valeur ajoutée. Pour cela, j’envisage déjà de suivre une formation de plusieurs semaines au Japon, car ce pays est le spécialiste des produits dérivés », indique Faly Andrianafetra. En ce qui concerne sa famille, ce dernier est marié à VoahangyAndrianafetra et a deux fils, dont l’aîné est en classe terminale et le second en classe de 6e. Par ailleurs, Faly Andrianafetra a également deux sœurs et deux frères, dont Harivony Andrianafetra, ancien membre de l’équipe nationale de tennis, aujourd’hui devenu coach très connu. Ses parents sont encore là pour voir le grand succès de cet homme d’affaires qui a su joindre l’utile à l’agréable, en conciliant sa passion et sa carrière.

Antsa R. & Koloina H. (Stagiaire)

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