Portrait : Blaise Mamitiana Rantoanina, un ténor d’exception !


Blaise, un ténor d’exception mais également bassiste dans ses heures perdues.

Qui l’eut cru ? Ses amis d’enfance auraient parié qu’il deviendrait un grand bassiste de rock. Il figure d’ailleurs parmi les membres fondateurs de Hornstone metal band. A la grande surprise de tous, c’est dans le milieu classique qu’il se fait connaître. Il devient même le premier artiste lyrique malgache à franchir les portes du CNSMDP (Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris).

La musique classique ? Il n’en était pas du tout fan. Blaise, c’était plutôt le genre Metallica, Kreator, Megadeath, Exodus, Slayer… jusqu’à ce qu’il intègre la chorale de son église et découvre ce genre musical qui, plus tard, allait faire de lui un ténor d’exception.
Le chant ? C’est à l’église que Blaise le découvre. Passionné et allant toujours au bout des choses, le jeune homme travaille d’arrache-pied pour être le plus performant et devenir le meilleur.  Et il le devient. Pour se le prouver et franchir une autre étape, il auditionne avec succès pour le chœur Harmonia. S’étant démarqué, il est même sélectionné par l’Ensemble vocal de l’Océan Indien pour la production de l’opéra Carmen à la Réunion en 2007. L’année suivante, il débute le chant lyrique avec la Soprano Holy Razafindrazaka. Encouragé par ses professeurs, il décide de poursuivre ses études en France et intègre en 2010 le Conservatoire Francis Poulenc dans la classe de Pierre Catala et intègre parallèlement le Choeur grégorien de Paris. Après l’obtention du Diplôme d’Etudes Musicales en 2012, il est reçu au Conservatoire National Supérieur de Paris où il poursuit ses études en Master dans la classe de Maarten Koningsberger. Il est également diplômé de chant grégorien de l’école du chœur grégorien de Paris et participe depuis 2010 à de nombreuses productions à travers le monde. On a pu notamment l’entendre sous la baguette d’Adrien Perruchon à l’auditorium de Poitiers, dans son répertoire de prédilection, le bel canto (Nemorino) et l’opéra comique Candide de Bernstein. Prochainement, les amateurs de musique classique pourront également l’entendre dans le rôle du deuxième sorcier et du marin dans Didon et Enée de Purcell avec le Palais Royal. En mars, il incarnera Paolino dans « Il matrimonio segreto » de Domenico Cimarosa, dans une mise en scène de Cécile Rousset et de Julien Lubek.
Mahetsaka

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