Chansons à texte : Nantenaina commence la saison 2017 en… « vavaka »

Nantenaina vient de signer « vavaka », que ses fans peuvent déjà visionner sur youtube et bientôt sur les chaînes locales

Tournées, concerts, cabarets… 2016 a été fructueuse pour Nantenaina. Cette année, il concocte plusieurs autres projets. Il a commencé par la sortie de son nouveau titre : « vavaka ».

Il faut un début à tout ! Faits de société et autres actualités brûlantes qui font la une des journaux, ce  sont les sujets avec lesquels on l’a connu. Pour 2017, Nantenaina a décidé d’entamer l’année en douceur. Le temps d’une chanson, l’interprète de « afa-baraka » a décidé de laisser parler son cœur et de mettre de côté le sociologue et le médiateur en lui. « En ces temps difficiles où tout semble aller de travers et que rien ne va plus, ce dont on a besoin, c’est d’apaisement et de solidarité ». Et cette paix, c’est dans la foi qu’il l’a trouvée. Le chanteur a donc, pour la première fois, dans sa longue carrière, écrit une chanson évangélique. A travers « Vavaka », il se fait encore porte-parole de ses pairs. Tout le monde s’y reconnaît. Car sa prière, ce n’est pas seulement pour lui mais pour ceux qui se battent contre la maladie, ceux qui dorment le ventre vide et tous ceux qui ont perdu espoir. « Je ne suis pas très chansons évangéliques. Inspiré par tout ce qui se passe actuellement : les rivières qui se dessèchent, les assassinats et viols, les décès très soudains de personnes à qui on a tenu… les mots me sont venus facilement. Et cela a donné « vavaka ». Nantenaina a pourtant tenu à mettre les choses au clair. « Je ne compte pas me convertir dans l’évangélique ni prendre une autre voie musicale. Je me dis simplement qu’il est plus sage de ne pas mettre de l’huile sur le feu mais de prôner l’amour  ».

Au nom de la solidarité. « Les choses ont changé du tout au tout. La société malgache a perdu ses repères. On ne donne plus aux aînés l’importance qu’on leur accordait autrefois. Les tombeaux saccagés, les ‘taolam-paty’ volés puis jetés : le respect des morts s’est également envolé avec le temps. Toutes les valeurs qui nous caractérisaient ont été détruites si bien qu’on en est devenu manipulable. On a cherché à nous détruire à la racine. La culture, c’est la base de tout. Chez nous, la culture est pourtant reléguée au second plan. La colonisation a donc pris une toute autre forme, une toute autre allure.  Il nous faut revenir à la source mais cela semble impossible. En attendant, je dis qu’il faut alléger les cœurs et prôner l’amour, la paix et la solidarité. Et c’est ce que j’essaie de mettre en avant dans mes actuelles et prochaines compositions ».   
Mahetsaka

 

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