Portrait- Rakototiana Andriamaholisoa : Quand le football mène à tout !


Bmoi

Jacaranda

De son statut d’arbitre assistant de football, Rakototiana Andriamaholisoa en a fait une arme pour ouvrir toutes les portes même celles de la FAO et du GIZ et même la COOPI italienne. Bref un fonctionnaire international qui jouit d’une aura toute particulière grâce, et il l’avoue, au sport.

En vacances dans son Ambohimasina natal, un village situé près de Betafo, Rakototiana Andriamaholisoa n’a pas résisté à l’idée de passer Pâques à Antsirabe. Comme tous les « Vakina » qui se respectent. Et il en est même fier des ses origines et de son père qui n’est autre que l’ancien DTN de l’haltérophilie, Martin Randrianasolo.

Rakototiana l’Africain. Et même s’il est venu au pays seul laissant sa femme et ses enfants à Ottawa, il n’a pas pour autant chômé pour ce retour aux sources où il n’a pas manqué de rencontrer le corps arbitral malgache.

Rakototiana est en effet un arbitre assistant international  de 2000 à 2008, mais il continue encore de faire ce métier à Niamey où il répond aux sollicitations de la Fédération Nigérienne de Football. En fait, il a déjà été arbitre assistant depuis 1993 quand il était encore sur les bancs de l’Ecole Supérieure des Sciences Agronomiques. Il faisait partie de la promotion Saina de 1988 à 1994.

Mais il ne s’est pas arrêté à l’ingéniorat, car il a suivi une formation modulaire à Montpellier en management avant de reprendre sur le management stratégique et opérationnel en 2013-2014 au Burkina Faso. Un Master II qui allait encore booster sa carrière où depuis 2010, il écume toute l’Afrique de l’Ouest où il fut coordonnateur de la FAO à Tahoua avant de devenir assistant technique de GIZ de 2013 en 2016 puis coordonnateur de projet à la Cooperazione Internazionale italienne de 2016 à ce jour.

La famille et le sport. La consécration en fait pour ce grand sportif qui a même hérité du brassard de capitaine de la sélection de l’Agro de 1992 et 1993 tout en étant nageur de la Jirama. Mais très actif sur le terrain, il l‘est également en dehors en devenant président de l’association des Elèves Ingénieurs Agronomes.

Son bonheur se résume aujourd’hui à sa famille et le sport. Seule sa femme, Farafelana, n’en fait pas car elle a repris ses études à l’école de gestion et de comptabilité de l’université de Telfer d’Ottawa. Mais ses trois enfants sont tous des sportifs. L’aîné Tsiory a même fréquenté en sports-études, l’école de football de Metz et commence, à 18 ans, à avoir du temps de jeu au club Le Planquier en France.

Son petit frère Tsiaro qui a juste 13 ans est dans une école de football d’Ottawa tandis que la petite Fa’Sahina qui a 9 ans, pratique déjà la natation et le tennis.

Du coup, la vie de Rakototiana se résume à des aller et retour entre Niamey, Ottawa et Metz. Mais il ne s’en plaint pas. Heureux comme il l’est aujourd’hui, il se remémore à peine de ses débuts difficiles dès sa sortie des bancs de l’Agro où il a vu de toutes les couleurs  en étant successivement directeur de l’ANAE de Toliara, formateur en Système de Riziculture Améliorée et Intensifiée et même coordonnateur du projet de Sécurité Alimentaire et Nutrition.

Une vie pour la plupart en zone rurale où il arrive à nager comme un poisson dans l’eau.

Clément RABARY

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