Portrait – Ralantoarison Sam dit MC Jay Sam : « Chaque événement doit être un nouveau commencement »

Jacaranda

Il s’appelle Ralantoarison Germain Sam, a pris l’alias MC JAY SAM depuis qu’il est dans l’animation. Et depuis, ce prénom lui est resté.

Mc Jay Sam n’est plus un nouveau venu à présenter dans le monde du « showbiz » malgache. Loin de là, il a déjà fait ses armes voilà plus de vingt ans à Tana et depuis, il s’est fait encore plus connaître outre-mer. Malgache, mais de père d’origine asiatique, il évolue actuellement à Paris toujours en tant que créateur d’événement mais d’emblée, il a tenu à souligner «toutes mes passions, l’organisation événementielle, la photographie et le sens des affaires, je les tiens de mon père d’Origine Asiatique ». Il a commencé ses études primaires à l’école primaire des bonnes soeurs Fahendrena à Fandriana ensuite il les a continuées au Collège de France à Antananarivo. Assez sportif, le jeune homme fait de la musculation, de la natation, du jogging, du trecking « donc assez de temps pour méditer à tout ». Il voyage lorsque le temps le lui permet « ce domaine est très prenant ». Depuis ses 16 ans, c’est un faiseur d’ambiance, que ce soit aux mariages, aux bals de jeunes ou encore dans des événements organisés avec d’autres animateurs. Il a fait aussi de l’audiovisuel chez TV Plus « j’étais également présentateur chez TV Plus Madagascar dans une émission pour jeunes. Je peux affirmer qu’à cette époque, tout me souriait, j’avais de la confiance et de bonnes relations avec tout le monde : les medias , les artistes, les Partenaires. ».Humble, il l’est « Je n’en suis pas devenu riche comme on le pense, puisque l’événementiel sera toujours une passion. Après, s’il y a quand même des bénéfices à se faire, je ne dirai pas non pour augmenter mes chiffres d’affaires. J’avoue que depuis toujours, je n’aime pas trop parler de chiffres ». Si l’événementiel ne l’a pas rendu  millionnaire, cela a fait mieux « nous avons apporté pas mal de changement dans le paysage des événements Malagasy en France. Il y a 10 ans , avant qu’on n’arrive, les soirées Malagasy se contentaient d’une image décorée sur Word’art comme Flyers, du monopole d’un seul organisateur par grande Ville, d’un seul Dj Connu par la Diaspora. On nous imposait les mêmes artistes et danseuses en herbe à chaque début de soirée. Donc, on se disait, il faut que ça évolue ». Il y a 8 ans, c’était un grand saut dans le vide ! Inconnu, sorti de nulle part, il décide de monter un concept avec des amis. « Une soirée avec des Djs méconnus du public parisien, lorsque je mixais encore dans mes soirées à l’époque. C’était un risque fou. On a choisi un des quartiers le plus connu à Paris : Châtelet ». Et cela a marché pour eux.

C’est aussi un jeune adepte de l’entraide entre amis, entre Malgaches. « Une de mes appréciations et fierté, c’est qu’on arrive à communiquer, à s’entendre et même à s’entraider avec nos « concurrents » animateurs. Oui je peux les appeler «mes amis », les quelques organisateurs sur Paris. « L’honnêteté est indispensable dans ce milieu, surtout s’en tenir à ce qu’on propose, prendre du temps pour écouter les critiques des gens, ne pas être sur la défensive , et savoir prendre du recul à tout moment ».

Dans ses meilleurs souvenirs d’animation quand il était à Madagascar ? « Après une longue préparation d’un grand spectacle avec une dizaine d’artistes à Antsahamanitra, c’est lorsque tu rentres sur scène et qu’on t’applaudit ! ». Et l’une de ses déceptions « c’est lorsque tu te donnes à fond de ton coté puis on ne te paie pas. Je sais ce que c’est de ne pas être payé. C’est pourquoi, histoire de dettes, je n’en ai jamais eu et j’espère ne jamais en avoir ».

Une autre de ses déceptions en France, à ses débuts « quand tu es au centre d’une grande polémique sur la toile, dans les réseaux de la communauté malagasy. Vous savez comment ça inonde les réseaux à une vitesse de l’éclair. J’avais droit à tout : insultes, intox, menaces, ironie…. C’était à quelques semaines de la première édition de l’Election Miss Mister. Comme je les comprends : un jeune sorti de nulle part décide de l’organiser à la Salle de Nanterre dont la capacité est de 1 000 personnes. Mon seul objectif était de me taire et de réussir pour les faire taire : chose faite ! ».

Mais il y eut aussi de beaux  souvenirs en France comme lorsque un client qu’il ne connait pas s’approche de lui et dit “merci pour ce que tu apportes à  notre communauté “. « C’est l’une des raisons qui me pousse à continuer et à donner encore plus, et me fait oublier que beaucoup attendent que je tombe ». J’ai choisi un chemin, pour ma passion, pour mon pays, donc rien ne m’arrêtera, je suis plus patient et plus tenace. Donc je ne tomberai pas.

Avec ses années d’expériences, il peut conclure en disant  « Rien n’est acquis d’avance, chaque événement doit être un nouveau commencement ».

Anny Andrianaivonirina

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