Solomiral au CGM : Belle complicité fraternelle !

Les frères Rasolomahatratra ont ébloui le public de mélomanes, venu les apprécier sur scène vendredi dernier.

Une soirée qui méritait le détour ! Solomiral et ses compagnons de route ont fait preuve d’une grande virtuosité et d’un talent sans équivoque, sans oublier les moments complices des musiciens sur scène, laissant l’assistance submergée par des airs de jazz mélangés à différentes musiques du monde.

Il est 19 heures. Dans la salle de spectacle du CGM Analakely, là-même où il y a près de quarante ans, tout a débuté, l’ambiance commence à monter. Mélomanes, inconditionnels et même musiciens sont au rendez-vous. Dans le public, on a hâte de retrouver le groupe à l’œuvre, mais on prend son mal en patience. Les frères Rasolomahatratra sur une même scène, c’est effectivement un évènement à ne pas rater sous aucun prétexte. Le dernier concert de Solomiral au grand complet remonte à quatre ans passés. Quand un moment comme celui-ci se présente, on ne se pose donc pas la question. On répond juste présent. Une demi-heure plus tard, alors que la salle était déjà pleine à craquer, Hajazz et ses frères (Mendrika, Fanaiky et Ny Ony) montent enfin sur scène. Pour que le tout soit parfait, les frères Rasolomahatratra se sont entourés de leurs compagnons et complices de toujours : Seta au saxophone, Andrikely et Rivo Kely au clavier.

Eclectique. Certains s’attendaient à du jazz et il y en avait au menu. Ceux qui les avaient connus dans un registre plus traditionnel n’ont pas été déçus car le « salegy », avec un soupçon de rock ou encore de samba ont aussi composé le répertoire. L’ensemble de Solomiral était bien rodé. On a apprécié autant le jeu de batterie de Mendrika, que l’apport de Fanaiky à la guitare. La fratrie a donné une reprise à en donner le frisson de « Malala ». Elle a également dépoussiéré des pièces comme « Gasikara ». C’est bien sûr lorsqu’ils ont entonné leurs classiques comme « Hafatra », « Mahatsiaro », « Sasa-miandry », « Bako » ou encore le mythique « Nankaiza ny tanteliko teto » où ils n’ont pas manqué de faire parler leurs instruments et d’éblouir le public, que les frères Rasolomahatratra ont le plus fait mouche. Des retrouvailles appréciées, qui ont dessiné des sourires autant chez les musiciens que dans la foule qui espère que Solomiral n’attendra pas quatre autres années avant de retrouver son public.
Mahetsaka

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