Cinéma : « Lakana » de Lova Nantenaina en lice pour le FEMI

On ne le redira jamais assez. Le cinéma malgache existe et plusieurs cinéastes percent à l’international à l’image de Lova Nantenaina. Cette année, « Lakana » est en lice pour le FEMI.

Doucement mais sûrement, le cinéma malgache se place et trouve son lieu d’être dans les festivals internationaux. Pour la 24e édition du Festival afro-américain FEMI en Guadeloupe, « Lakana », le court-métrage de Lova Nantenaina est en lice. Le cinéaste représentera Madagascar à ce rendez-vous francophone du cinéma de la Caraïbe du 11 au 19 mai.

Unique festival francophone de cinéma de cette ampleur dans la Grande Caraïbe, FEMI se donne pour mission de l’occasion de découvrir le meilleur du cinéma international à travers une programmation diversifiée de films incitant à la réflexion sur des sujets de société, mais aussi de dénicher des talents en devenir et mettre en lumière des talents confirmés. Une occasion de voir chaque année plus de 60 films locaux, régionaux et internationaux, longs métrages, courts métrages, documentaires souvent inédits et en avant-première. La programmation se veut éclectique, pédagogique et très riche.

Volonté. Pour les cinéastes malgaches, le combat n’est pas encore gagné, cependant, la volonté paye. D’après Lova Nantenaina, « être cinéaste demande un travail d’équipe et ainsi s’entourer de professionnels pour accomplir un projet de film est un gage de réussite. On ne peut pas tout faire et chaque poste est un métier. Il faut savoir écrire l’image et le son pour faire ce genre de film. Et c’est pour cela que notre association « Asa Sary » fait des ateliers et des workshops pour pallier à l’inexistence d’école de cinéma et d’audiovisuel au pays. Il y a d’abord un projet de film et une conviction du porteur du projet d’aller loin et après le reste intervient au niveau de la production, des chaînes de télé et de la distribution », relate-t-il.

Effectivement, faire des films est un métier de passion qui reste ardu mais, le ravissement de sortir ses œuvres en vaut la peine. « Nous aimerions que le septième art malgache trouve sa place comme vecteur de notre culture et surtout de notre vision du monde », conclut le cinéaste.

Maharindra

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