« Rap Gasy » : « Vy mamay » dévoile son « Maxi Vysion »



Jacaranda
« Vy Mamay », Soafara Rabemila est la rappeuse en pleine ascension.

Quand on dit « Vy mamay », vient tout de suite à l’esprit un groupe de rock ou des métaleux, et pourtant, Soafara Rabemila est une des rappeuses en pleine ascension du moment

Parmi les rares femmes à  faire du rap à Madagascar, « Vy Mamay » n’est plus à présenter chez les amateurs de musique urbaine. Après trois ans carrière solo, elle vient de lancer son maxi baptisé « My maxi-vysion » téléchargeable gratuitement sur la toile depuis samedi. Membre du clan « Authentik connexion » et « Sakina Firay », elle élargit ses horizons en versant dans ce maxi le concentré de tout son amour, que ce soit pour le rap, la musique ou la société.

Engagée. De prime abord, l’on ne soupçonne nullement que ce petit bout de femme soit une rappeuse de pure souche.  Sous ses airs tous simples dans la vie de tous les jours, « Vy mamay » s’avère être plutôt une grande gueule. Sans langue de bois, elle reste engagée comme ses pairs dans ses textes. « Comme je n’ai que mon rap, c’est ma manière de contribuer à l’amélioration de notre société », a-t-elle coutume de dire. Si son thème principal parle d’amour en général, son penchant pour les actions sociales, dans ce monde dans lequel elle évolue, prend toujours les devants. « Comme j’habite dans les bas quartiers, je suis spectatrice des maux de beaucoup de gens, et j’ai toujours pensé que le rap est un moyen efficace, tout comme toute autre discipline artistique pour changer les choses » dit-elle, dans une interview.

Rage de vivre. Encore lycéenne à l’époque, c’était en 2002 que « Vy Mamay » a fait ses premiers pas dans le monde du rap. « A l’époque, je me souviens qu’on économisait nos goûters pour pouvoir entrer en studio ou faire de prises de sons » relate-t-elle. Un investissement pour une passion, qui perdure maintenant depuis 16 ans. Aujourd’hui encore, œuvrant dans le social, la jeune femme n’hésite pas à jouer avec les mots pour attirer et percuter les âmes. « Dans mes morceaux, la plupart de mes textes renferment au moins deux sens voire trois » rajoute-t-elle. On peut constater cette rage de vivre dans les titres comme « Rima miritaka ho azy », « Apetrako aminao », ou encore « Antso ho anao ». Des chansons à découvrir !

Zo Toniaina

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