Culture : « Urban heart », la vitrine de l’art urbain



Jacaranda
Raboussa, égal à lui-même.

Pari tenu pour « Urban  heart » ! Hier, les passionnés de la culture urbaine ont investi le parking du Coliseum Antsonjombe.

Si le grand public a manqué à l’appel, les acteurs et les grandes figures du milieu ont répondu présent. Hier, les cœurs des artistes urbains ont vibré en chœur. Véritable vitrine d’art urbain, les jeunes artistes ont démontré talents et savoir-faire. La plateforme érigée sur le parking du Coliseum Antsonjombe a accueilli une pléiade d’artistes du tout Tana. Du matin au soir, slameurs, MC, « beatmakers », DJ et rappeurs de tout genre se sont succédés pour parfaire une programmation riche et bien calée.

Jeunes. Parmi les plus demandés figure Epistolier, ce jeune rappeur/slammeur qui ne cesse de faire parler de lui ces quatre dernières années, grâce à son flow. De leurs côtés, les danseurs ont tout simplement ramené un bout de la rue sur les planches de l’Urban Heart. Ces jeunes que l’on voit souvent sur les arcades de l’avenu et sur les places publiques que l’on découvre sur une scène digne de ce nom. A l’ordre du jour, talent et partage à travers la langue universelle qu’est la danse. Pour le danseur allemand Raphael Hillebrand, un habitué de Madagascar, la diversité culturelle de la Grande  Ile lui permet d’élargir ses horizons. En retour, il apporte à sa manière sa contribution auprès des jeunes malgaches qu’il a eu la chance de côtoyer.

Vakodrazana. Si les membres du « Parkour Mada » ont fait des démonstrations dignes des « Yamakasi », le point culminant reste la prestation très remarquée de « Vako urban mozika ». La reprise des « vakodrazana » revisitée par « Jento sy Laza » fait tilt auprès du public. Mettant en avant les danses et les incontournables du répertoire des Hauts-Plateaux, le duo a conquis définitivement son auditoire. On a pu apprécier les fameux « Raha misy fifaliana » et « Tazana kely » agrémentés des pas de danses à la malgache, sapé des couleurs de Madagascar. Pour le bouquet final, place à Raboussa. Toujours aussi attendu, le rappeur reste égal à lui-même. Fidèle à son image, avec Fy son éternelle complice de scène, le duo enflamme la piste avec ses tubes comme « Rap Mandrakizay ». Un rendez-vous unique en son genre qui mérite tout l’égard des amateurs de culture urbaine.

 Zo Toniaina

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