Festival des amis de l’océan indien : Une 54e édition sur le thème  de l’agro alimentaire 



Jacaranda

Depuis 1964, l’association des Amis de l’Océan Indien basé à Grand Quevilly près de Rouen met en relation la Normandie avec de nombreux pays des cinq Continents. Au cours de manifestations qui attirent des Experts, des Ministres, des Ambassadeurs, des Consuls, des élus, ainsi que des chefs d’entreprises, les thèmes débattus sont toujours inspirés de l’actualité du moment.  En 2018, c’est l’Agro Alimentaire qui a été retenu.

Bien sûr comme d’habitude, Madagascar était  représenté par Bruno Vignal, un chef d’entreprise très connu dans la Grande Ile et, ancien PDG d’une compagnie Maritime entre la France et l’Océan Indien.

Ces dernières années, le festival international des enfants, qui réunissait 41 Nations composées de six filles et six garçons âgés de moins de quinze ans, faisait suite à la remise du Prix Nobel de la Paix à la jeune Malala Yousafzai qui milite depuis l’âge de onze ans en menant un combat contre l’analphabétisme, la pauvreté et le terrorisme. « Nos livres et nos crayons sont nos meilleures armes » dit Malala. L’indien Kailash Satyarthi partageait ce prix avec la jeune pakistanaise en récompense de sa lutte contre l’oppression des jeunes, et pour le droit à l’éducation de tous les enfants. Le professeur Yunus lui aussi « Prix Nobel de la Paix en développant la pratique du micro crédit souhaitait sortir son pays, le Bangladesh, de la grande misère qui est la sienne. Ce professeur émérite est lui aussi  passé par la Normandie, afin de faire partager les fruits de son expérimentation bancaire et financière avec les Amis de l’Océan Indien. »

Après les attentats ayant frappé en 2015, le journal Charlie Hebdo, puis le Stade de France, la salle de spectacle du Bataclan, de paisibles restaurants, la ville de Nice lors du feu d’artifice du 14 Juillet et l’assassinat du Père Hamel dans son église à Saint Etienne du Rouvray, le thème de la solidarité, la fraternité dans la paix et la joie de vivre, avaient été retenus. Une évocation de ces êtres qui ont mis toute leur vie  au service de la paix et du bien-être d’autrui, avait donné l’occasion de radiographier l’œuvre exceptionnelle de Martin Luther King, de Nelson Mandela et de bien d’autres encore.

 La terre, le ciel… et le savoir-faire ! En 2017, l’avenir du tourisme international a été passé au peigne fin de manière à envisager des actions concrètes face au terrorisme ou même aux catastrophes naturelles que sont les dégâts provoqués par les tremblements  de terre, les cyclones, les inondations.

Pour débattre de ces passionnants sujets, dix-huit experts de haut niveau ont animé les débats qui ont attiré 160 passionnés. Bernard Deladerrière, président du Mouvement Européen, Henri Galuszka de « Rouen conquérant, organisateur de la fête du ventre qui attire chaque année 150 000 visiteurs en octobre, Sylvain François  qui a réussi à faire aimer le vin français aux Chinois, Mauricette Dupont présidente de l’Association Normande des Diabétiques accompagnaient un panel de diplomates, chefs d’entreprise et chercheurs des cinq continents comme Wilma Leermakers (Hollande), Beatrice Peixoto (Portugal), Olga Bichler (Russie), Homa Sharifi (Pakistan), Jim kuijper (Indonésie) Kadair Afif ( Malaisie). Motaleb Abdul (Bangladesh), Zhen Yon (Chine), Aly Therian (Guinée), Kachy Atse (Cote d’Ivoire), Zara Nodjirim (Tchad), Bruno Vignal (Madagascar), et SE Sylvestre Radegonde (Seychelles). Il faut noter aussi la présence de  Bruno Bisson le Conseiller diplomatique de la Préfecture de Rouen.

Pour parler d’agriculture ou d’alimentation, il est important d’évoquer la terre, le ciel et écouter les paysans. La qualité de la terre est essentielle et  doit être soignée avec beaucoup de sérieux et en respectant les saisons.

Pour que la récolte soit bonne, cela dépend aussi des conditions atmosphériques. La planète change,  le climat se transforme et les catastrophes naturelles perturbent la vie des gens, et provoquent d’énormes dégâts. D’ici 2050, cinquante millions d’êtres humains vont être contraints de migrer  à cause  de la détérioration des sols. Cela serait provoqué par des pratiques agricoles non durables, la pollution et l’expansion urbaine. Il faut respecter la vie des sols en diminuant les engrais afin d’en améliorer la fertilité  et en facilitant l’infiltration de l’eau. La bétonisation à outrance et l’absence d’entretien des fossés et des cours d’eau sont également  néfastes à l’agriculture.

Francis HERBET

Share This Post

Post Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.