Nosy  Be Symphonie : Un festival de musique classique pas… classique



Jacaranda
L’équipe organisatrice hier au Royal Spirit.

Le festival Nosy Be Symphonie souffle cette année ses cinq  bougies. Cinq années consécutives qui ont permis au COAC (Comité d’organisation d’activités culturelles), organisateur de ce festival, de promouvoir la musique classique à Nosy Be, où se déroule essentiellement le festival, mais aussi à Tanà, et même dans les îles voisines.

Pour cette édition, le festival se tiendra dans la capitale et sur l’île aux parfums. Avec toujours des artistes internationaux, dont la marraine de l’événement est Elzbieta Dedek, virtuose pianiste, mais aussi Rudy Mathey le clarinettiste, Fabienne Courmand la chorégraphe, et Aniana Malalaharisoa, une malgache qui vit à La Réunion. Ces derniers partageront la tête d’affiche avec le groupe vocal Cantiamo où l’on retrouvera Natacha Rajemison, Arianala Ramanohisoa, Mino Rakotoarisoa, Fitahiana Rasendrahasina, Nambinina Rabenatoandro, Léonce Hancel, Rahf et Maël Raharinjatovo. Répondront également présents les Cordistes de Madagascar avec Henintsoa Rabarijaona, Ravo Raboanarison, Sitraka Raboanarison, Andry Robson, Nomena Andrianasy, Hervais Rabarison, Samuthia Andrianarivelo, Benja Andriambololona, Fiderana Atolotro, et Kiady Rakotomalala. LMM Saxophone avec Seta, By, Kanty, et Tohy Ramaroson seront aussi là, tout comme les pianistes Doria Rakotondrazaka, et Antsa Ratsimba Ramarosandratana. Côté guitares, il y aura Harry Rakotomampionona et Parany Ramaromisa, et sans oublier les musiciens locaux : Stephaniella Mandimbinierana, Tantely Mamisoa et Andry Rafanomezantsoa.

Social. Le festival depuis ses débuts, a toujours voulu mettre en avant le côté social. A chaque édition, une vingtaine d’enfants sont invités à apprécier la musique classique sous les tropiques. Cela permet à ces enfants de découvrir un son autre que le salegy et la musique entraînante dont ils ont l’habitude d’écouter. Et jusqu’ici, la formule a marché car en regardant le concert, loin de renier cette sonorité nouvelle pour eux, ils sont plutôt attentifs. A Tanà, et pour la première fois, le festival programme un concert totalement gratuit en faveur des enfants défavorisés. Aujourd’hui à 16h, tous les festivaliers donneront un concert à Akamasoa, centre fondé par le Père Pedro. A Nosy Be, le traditionnel concert pour les enfants sera toujours au programme. Mais le COAC va plus loin. Et c’est avec fierté et satisfaction qu’il a annoncé hier, à travers son secrétaire général Jean Louis Salles, que l’école de musique classique ouvrira ses portes très prochainement, dans un local re-lifté pour l’occasion à Ambohimanarina. Cette école accueillera des enfants défavorisés qui recevront des cours gratuits de musique classique, avec un plateau repas. « L’initiative a été rendue possible grâce à des personnes de bonne volonté », explique Jean Louis Salles.

En tout cas, à l’IKM ou à l’hôtel Colbert, au Vanila Hôtel&Spa, au Home La Résidence, au Ravintsara comme au Sarimanok, et bien sûr au Mont Passot pour un coucher du soleil mémorable, la symphonie classique résonnera dans tout le pays.

Anjara Rasoanaivo

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