Miss International France : Une candidate d’origine malgache arrive en finale



Jacaranda
Selena Langstaff au milieu des miss.

De petites épaules, mais dotée d’un courage grand comme le beffroi pour la compétition, Selena Langstaff est vegan, féministe, avec des cheveux courts et roses. Ecossaise de par son père et malgache de par sa mère, elle est finaliste à l’élection Miss International France. La jeune femme de 21 ans représentera ainsi la région du Nord-Pas-de-Calais, toutefois, elle n’oublie pas ses origines malgaches et ses 13 années à Madagascar. Le 23 septembre, elle sera en lice pour la couronne aux côtés de 27 autres candidates. Née à St-Paul à la Réunion et élevée à Madagascar, quand elle n’est pas scotchée à son carnet de dessin ou dans un livre de Haruki Murakami, elle est deuxième Dauphine de Miss Roubaix Métropole. Grâce à ce rôle, la jeune femme a pu découvrir un monde à part. Entre son bénévolat et son activité en tant qu’accompagnatrice d’une personne à mobilité réduite, elle a bien voulu répondre à quelques questions.

 Qu’est- ce que la Miss Internationale ?

Le concours miss international France est une élection nationale pour savoir qui va représenter la France lors du vrai et beau concours de beauté qui se déroulera en novembre à Tokyo. C’est le troisième concours d’envergure internationale plus important au monde. Ouvert à toutes les jeunes femmes entre 18 et 26 ans de nationalité française célibataires sans critère de taille, les piercings et tatouages sont acceptés. Pour cette édition et il y a 28 candidates en tout. L’élection est divisée en plusieurs défilés : maillot de bain, tenue de ville, robe de soirée, robe de cocktail et tenue régionale, il y a ensuite une présentation orale des candidates puis des questions du jury. Les candidates sont préalablement évaluées sur plusieurs défis avant élection : il faut trouver des mécènes, faire une vidéo d’un lieu qu’on apprécie dans notre région et un défi photo sur Instagram où il faut publier plusieurs photos en écharpe. La grande finale se passera à Tokyo au Japon, la candidate part pendant trois semaines vers fin octobre dans un hôtel où seront 70 misses venues de tous les pays, elles seront ainsi évaluées sur l’ensemble du séjour sur leur ponctualité, leur présentation, ou encore leur sympathie,… Le vote se passe en trois parties : vote internet en ce moment sur les articles sur le site miss international vote du jury lors de l’élection vote du public lors de l’élection. La miss International partira donc à Tokyo et sa première dauphine partira en 2019 aux Philippines pour représenter la France lors de Miss Asia Pacific, cette élection sera donc une double élection.

Quels sont tes atouts ?

Mes atouts et points forts selon moi, viennent du fait que je connais déjà le rôle de miss et de ses exigences étant deuxième Dauphine de miss Roubaix métropole 2018. Je possède aussi une certaine ténacité et une débrouillardise qui m’ont servie depuis mes 17 ans qui ont signé le début de mon indépendance. J’ai de plus une facilité et un goût pour parler en public. Mon originalité est aussi une force que je veux représenter, du haut de mes 1m54 et étant métisse malgache-écossaise je veux représenter tout type de beauté et le multiculturalisme français.

Parle-nous un peu de ton attachement à Madagascar…

Je suis arrivée à Madagascar vers mes 4-5 ans, je suis ensuite passée par l’Epf B et ensuite le lycée français de Tananarive. En ce qui concerne ma famille, ma mère est femme au foyer et mon père était professeur. J’ai ainsi passé 13 ans au plus près de mes origines, mais j’étais une fille qui sortait peu et je passais mes journées à lire et dessiner. J’étais très loin du monde des misses comme je le suis actuellement et malgré mon attachement au Nord et mes origines écossaises, Madagascar reste mon pays racine, cela fait 4 ans que je suis partie et j’aimerais y revenir au plus vite !

…Et cette passion pour la culture orientale…

J’ai toujours été fascinée par l’Asie, que ce soit au niveau de la langue, la façon de vivre, la nourriture, ou encore les paysages. Je suis d’ailleurs déjà allée à Hong Kong et Shanghai et cette année, au Japon, ce qui renforce cette fascination, je compte d’ailleurs vivre plus tard en Asie, mais je ne sais pas encore où exactement ! J’ai appris à dessiner en regardant des mangas, mais je suis maintenant loin de tout ça. Le continent oriental est pour moi un lieu ressourçant !

Selena Langstaff est vegan, féministe, avec des cheveux courts et roses.

Tu peux en dire plus sur ton look atypique?

En tant que miss, j’aimerais représenter ce qui n’est normalement pas représenté. Je suis petite, j’ai les cheveux courts et roses, je suis vegan, féministe et métisse, j’aimerais montrer que le monde des misses n’est pas réservé qu’aux mannequins aux cascades de cheveux un peu écervelées comme le pensent les gens. J’aimerais tout simplement être un message d’espoir et de courage à toutes ces personnes qui ne se sentent pas belles, car elles ne correspondent pas aux critères de beauté de base.

Quels sont tes projets d’avenir en tant qu’artiste ?

Je suis actuellement en master 1 d’arts plastiques et visuels, mon sujet de mémoire va se centrer sur la question esthétique et éthique des animaux en art, je donne une véritable priorité à mixer mon art et mon engagement pour les animaux, je suis d’ailleurs bénévole à L214. Donc, pour plus tard j’aimerais créer des supports de communication et des illustrations pour des associations/ des événements/ des lieux éthiques, écologiques, ou sociaux.

Zo Toniaina

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