Portrait : TITRE un point commun, un parcours différent



Jacaranda
Mickael et Sarnelie top model by Vero Vero.

Le microcosme de la mode  est en pleine ébullition! Il y a à peine une semaine, Mikael et Sarnélie ont été sacrés top Model par Vero Vero! Deux personnages qui reflètent la diversité de la beauté malgache.  De nouveaux visages qui méritent d’attirer l’attention. Portraits.

Michael, un homme à multiples facettes.

Parmi les milliers de jeunes hommes qui ont prétendu au titre de Top Model By Vero Vero, Mickael Andrianarisoa Rakotomalala l’a remporté haut la main. Suite à des semaines d’immersion dans le monde de la mode, de pression et de travail intensif, le jeune homme s’est frayé un chemin pour arriver à ses fins. Du haut de ses 1m83, avec son visage métissé et son charisme inouï, le Top dégage une aura qui ne laisse indifférent la population lambda.  A l’unanimité, le choix du jury et le cœur du public sont allés vers lui pour représenter l’enseigne durant toute une année. Homme à multiples facettes, Mickael représente la jeunesse active même du moment. Musicien à ses heures perdues, il joue du piano, de la guitare et verse un peu dans le beatmaking, Autant pour lui,  le sport fait partie de son quotidien. Course, arts martiaux, natation…rien n’est laissé au hasard. Cette vie intrépide digne d’un « Will Trainor-d’avant-l’accident », lui a permis de bâtir ce corps de rêve qu’il exploite dorénavant, en tant que Top model.

Patriote.  Après ses études en secondaire à Tanà, le jeune homme décroche son diplôme en commerce international avant de partir à La Réunion, pour suivre une formation en leadership et enchaîne ensuite son parcours à Lyon. De retour dans son pays natal, il commence sérieusement à se focaliser dans son domaine de prédilection qu’est le textile. « Devenir Model est un bon début pour embrasser ce rêve que j’avais depuis bien longtemps. » Selon lui, être l’égérie de Vero Vero est une opportunité  car cela permet de se familiariser avec ce monde,  d’être dans le bain et de tisser des relations. Effectivement, la réalisation de tout cela se fait sur plusieurs années, mais avec sa patience  et sa passion, il compte s’engager dans cette voie sans faillir.  « A Madagascar, l’industrie du textile est surtout dominée par l’exportation et je pense que c’est un commerce que l’on peut exploiter.» Patriote jusqu’au bout des ongles, Mickael  n’adhère pas réellement à la fuite du cerveau, qui, selon lui est en partie, la cause du sous-développement de la Grande île. Avec une tête bien pleine dans un corps bien fait, Mickael est en train de gravir les échelons pour réaliser ce grand rêve qui l’anime incessamment.

Professionnel. Bien que cela ne fait que quelques années qu’il évolue dans le monde du mannequinat et de la mode, il incarne déjà l’image du professionnalisme sur le podium. Cependant, derrière cette beauté et de cette attitude réservée adoptée par tout Model professionnel, se trouve personnalité tout simple et des plus sympathiques. Néanmoins, Mickael incite les jeunes passionnés à poursuivre leur rêve. Selon ses dires, par expérience, « En tant que model, l’apparence est le plus important aux premiers abords car quand on se présente sur le podium, quelque soit le public, l’homme regarde ce qui frappe les yeux ! Ce point est primordial et  détermine même les premiers pas dans ce monde pour un futur model ». Un conseil à prendre en compte pour ceux qui veulent marcher sur ses pas.

Sarnelie,  une fille combative

Un look pas comme les autres. Une black attirante, mademoiselle Sarnelie Soa a conquis le cœur des jury de Vero Vero.  Lilie, un pseudo sexy qu’on a attribué dès son plus jeune âge, est devenu son nom en tant que mannequine. 1m74, elle est la fille qu’il faut pour représenter  Madagascar à un défiler à La Réunion.

 Famille humble. Destin extraordinaire  tout de même que celui  de l’enfant d’Antsahampano, village perdu situé dans le district de Vohémar, fille d’une ménagère et d’un instituteur,  Soa  Marilat  Sarnelie est née le 25 janvier 1998.  Après avoir passé ses études primaires et secondaires dans sa ville natale, elle débarque à Tamatave  pour passer son baccalauréat. Depuis,  elle aimait se maquiller «quand j’étais adolescente, une fois que ma mère n’était pas là, je me maquillais, et je me trouvais belle », a-t-elle affirmé.  Inspirée par destiny’s Child de Beyonce, comme toutes les jeunes filles de son âge à l’époque, elle décalquait le style vestimentaire de ses chanteuses préférées.

Autodidacte. Coiffeuse d’Ankirihiry Nord, un quartier de Tamatave, elle en fait  comme un travail de vacances. Dès lors, la coiffure est devenue sa passion. «Oui, je rêvais d’être en même temps  une mannequine et une coiffeuse», avance la jeune femme. «Je participais toujours au concours miss à l’école. Et on me surnommait  mannequine déjà à cette période».  Atteste la mannequine.  Guidée par la chance, le 5 janvier 2018  Sarnelie  arrive à Antananarivo. Elle veut renforcer sa capacité en tant que coiffeuse. Une amie lui informe la qualité de Vero Vero. La vie n’est pas un hasard. La ficelle du destin a été bien manipulée. Elle est qualifiée au casting. « J’avais peur au début, puis je regagnais de la confiance» dit-elle. La confiance en soi, c’est l’une des principes qu’il faut avoir pour être mannequine.

Sarnelie est une panafricaine aussi bien dans le monde de la mode que dans la pensée.

Zo Toniaina/Iss Heridiny

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