Antsahamanitra : Olombelo Ricky perpétue la tradition

Un concert du « manal’azy vita bac » aux normes Olombelo Ricky.     

A la hauteur de ses promesses, le concert d’Olombelo Rocky du traditionnel « Manal’azy vita bac » a été un succès musical. Jeunes et moins jeunes étaient présents pour une communion de belle facture. 

Le rendez vous a été respecté, Olombelo Ricky a donné un concert de « Manal’azy vita bac » comme il se doit au théâtre de verdure d’Antsahamanitra hier. Le peaufinage artistique a été la particularité de cette édition 2018. Sur scène, le chanteur affichait toujours sa maîtrise légendaire. Les retouches sur certains titres ont été également les bienvenus. Assez délicat à assumer au début, la puissance vocale de l’ensemble « La Chorale » a raffermi des titres qui se trouvent dans l’album « Ho zaraiko ». Pour satisfaire toutes les générations d’inconditionnels, le répertoire a sillonné tous les albums de l’artiste. Et comme toujours, la fosse est occupée par les post-ados et le gradin par les anciens ados des premiers « manal’azy vita bac ».

Connexion établie. Les moments de totale communion sont aussi les souvenirs qui restent de cette messe entre Olombelo Ricky et ses fans. Sur un « Taratra hazavana », comme sorti d’une époque oubliée, tout Antsahamanitra fredonne comme un seul homme. Les cris hystériques viennent troubler joyeusement cet instant à part. Ce jeu d’extension et de relâchement imprimé dans ce titre, qui se retrouve dans tous les recoins des sons : voix, instrumentaux, lâche complètement le public.

Comme d’habitude, il a suffi du premier titre pour que la machine se mette en marche. Jusqu’à la dernière chanson, les milliers de spectateurs et spectatrices n’ont pas voulu lâcher une seule miette. « On commence à se retrouver à Antsahamanira. Après les quelques années passées avec le ‘ manala azy’  au jardin public d’Ambohijatovo », fait remarqué Toky Randrianary, un trentenaire fidèle à ce concert depuis plus de quinze ans. Après environ trois heures de concert sous la bienveillance d’un ciel bleu profond étoilé, tout le monde s’est quitté sans se redonner rendez-vous. C’est un peu comme une fête traditionnelle, tout le monde sait qu’il faut être présent le moment venu.

Maminirina Rado

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