Antso Rajaonarison sur les traces de sa mère



Jacaranda
Antso Rajaonarison a le physique de l’emploi.

Bon sang ne saurait mentir ! C’est le cas de Antso Zarasoa Rajaonarison, ce jeune nageur d’à peine 18 ans, mais qui est en train d’affoler les chronos sur les courtes distances. Mais autant dire qu’il a de qui tenir car c’est le fils de la grande championne de tous les temps, Bako Ratsifandrihamanana. Quand on connait la rigueur de son père, l’ancien DTN de la pétanque Jocelin Rajaonarison, on ne s’étonne pas de le voir progresser au fil des ans.

Une étoile est née. Elle a pour nom Antso Zarasoa Rajaonarison. Un jeune garçon truffé de talent qui est en train de récolter le produit de ses dures années de labeur ;  puisqu’il a commencé à l’âge de 10 ans, – comme sa mère et sa tante Vola, également une grande championne – avec ce dénominateur commun sur les courses de vitesse.

Enormes moyens. Antso Rajaonarison s’illustre en effet sur ces courtes distances avec ce titre  de vice-champion de Madagascar du 100 m dos. La même spécialité qui a valu à sa mère l’or lors des Jeux africains à Nairobi. La classe. La grande classe. A 18 ans qui plus est-il les fêtera le samedi 26 octobre prochain. Et dans une discipline où la marge de progression reste infinitésimale, car on jongle les secondes sur plusieurs années contrairement à l’athlétisme, il lui faut un mental mais également d’énormes moyens, bien plus que ceux que lui offre aujourd’hui le COSFA, son club de toujours.

Une chose est certaine, ce Antso-là va faire parler de lui dans les années à venir. Mais à y regarder de plus près, c’est presque inné pour cette famille vraiment pas comme les autres. C’est une certitude qu’il bénéficie de l’aide de son oncle Solofo Ratsifandrihamanana qui, à force d’un régime presque militaire dans un style matin midi soir, a su donner la force nécessaire à Bako et Vola pour les hisser au plus haut niveau. Et si cela a réussi aux deux sœurs, il n’y a pas de raison à ce que Antso n’arrive pas à suivre.

De Betafo. Voire mieux car ce dernier vient de bénéficier d’un stage de haut niveau. C’est ce qui a d’ailleurs manqué à sa mère pour lui permettre d’embrasser une brillante carrière internationale. Et après ces 120 jours passés en Chine, avec ce que cela suppose de méthode chinoise, Antsa Rajaonarison va très certainement franchir un nouveau palier.

Il excelle aujourd’hui sur les distances classiques, et plus spécialement sur les 200 m quatre nages. Mais cela ne l’empêche pas de percer dans d’autres styles, dont au dos mais aussi aux 50 m et 100 m nage libre. Avec la même fougue et à l’aide d’une musculation digne des grands nageurs, il a vraiment tout pour réussir. Ses origines -il est de Betafo- restent évidemment un plus car il fait partie de la race des battants.

Clément RABARY

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