« Kalon’ny fahiny » : R’Imbosa célèbre ses 20 ans de carrière

Mimi et Lidy vêtues du traditionnel « lamba ».

Si le « Kalon’ny fahiny » met toujours en avant les grands noms de l’âge d’or de la musique des Hauts-Plateaux, R’Imbosa n’est pas en reste. Le groupe familial continue de plus belle dans la célébration de ses 20 ans.

Le « kalon’ny fahiny » ? Ce n’est nullement démodé, Fidimalala et ses compères l’ont bien démontré à maintes reprises. Cette fois encore, l’un des groupes phares du milieu qui célèbre ses 20 ans de carrière le fera savoir dimanche. Oui, R’Imbosa, ce groupe créé à partir de l’Association théâtrale et artistique des universitaires de Madagascar (Ataum), tout comme Solika, continue sa lancée dans la promotion du « Kalon’ny Fahiny ». Mbosa et ses complices de scène retrouveront les inconditionnels à l’« Akany Nambinintsoa » Talatamaty. En guise de stèle, le sixième album sortira pour l’occasion.

Second souffle. Dans l’optique de promouvoir le « kalon’ny fahiny », R’Imbosa a donné un second souffle à pas moins de 70 titres dans la compilation « Kalon’Imerina». Un véritable petit trésor si l’on compte la jaquette contenant la source de chaque morceau. D’après Mbosa Rabenasolo, leader de R’imbosa, « le ba gasy, plus qu’un genre de musique, est propre au Malgache. La mesure à temps irrégulier (5+7/8) fait sa particularité en dépit des influences de la musique européenne d’antan. Comme peu de recherches ont été encore effectuées sur le sujet, voilà l’une des raisons pour lesquelles le groupe R’Imbosa a décidé de s’y atteler. Pour ma part, j’ai consacré environ 50 ans à travailler dessus en tant que membre de l’Ataum » relate-t-il.

Un travail de longue haleine si l’on se réfère à son appel à contribution. Effectivement, le numéro Un de R’Imbosa incite les acteurs culturels et les artistes à apporter toute matière sur le « ba gasy » afin d’enrichir les archives concernant ce patrimoine musical. Toujours Mbosa Rabenasolo de renchérir que « l’art et la culture font l’identité culturelle d’un Pays. Il est du devoir des artistes et des acteurs culturels de sauvegarder cette identité. Sur les Hauts Plateaux, le « kalon’ny fahin »y a été transmis de génération en génération grâce aux membres de l’Ataum en dépit des difficultés et le désintérêt face à la mondialisation qui sévit.» Une matière à réfléchir.

Zo Toniaina

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