Bâtir la République : 3e édition d’exposition et de débats à Fianarantsoa

Jacaranda
Le troisième événement de « Bâtir la République » organisé à Fianarantsoa, samedi dernier.

Avec assurance, l’association « Bâtir la République » tient avec régularité son rythme de manifestation pour la célébration du 60e anniversaire de la République dans les villes de Madagascar.

Après Antananarivo du 14 au 20 octobre, et Mahajanga le 3 novembre, l’association vient de tenir la troisième édition de sa série d’expositions-conférences à Fianarantsoa le 1er décembre dernier. Pour la capitale de la région Haute Matsiatra, comme les éditions précédentes, l’exposition des photographes Dany Be, Rijasolo, Henitsoa Rafalia et Raj Hassanaly s’est tenue tout au long de la manifestation. La conférence et les débats de l’édition fianaroise ont été animés autour des thèmes fondateurs de l’association « Bâtir la République » : la république et la citoyenneté. La conférence a débuté par un cadrage sur la définition de la République. Une définition au sens large qui rappelle le sens du bien commun, le sens des valeurs communes dans la diversité, mais également les droits et les devoirs du citoyen, tout en rappelant ce qu’est la Nation, les principes républicains et l’historique des quatre Républiques ayant régi Madagascar. Les débats ont été particulièrement animés durant trois heures, assistés par plus de 200 personnes, et avec la participation de cinq panélistes de renom. Comme prévu, les autorités locales ainsi que quelques hautes personnalités, à l’exemple du Ministre des Transports et de la Météorologie Beboarimisa Ralava, étaient présents à l’événement.

Débats. Retransmis en direct par les médias locaux, cette 3e édition d’expo-conférence-débat a été riche d’idées, grâce à la qualité des panélistes. S’exprimant sur les discussions relatives au volet « citoyens et technologies », le journaliste Abraham Razafy a soutenu que tout citoyen ayant plus de 18 ans participe pleinement à la vie de la Nation, en payant les impôts, par exemple ; mais également en émettant leurs avis sur les réseaux sociaux. « Cependant, ils sont différents des journalistes, car ces derniers vérifient leur propos, contrairement aux simples citoyens qui participent aux débats en ligne », a-t-il précisé. De son côté, Harinjaka Rakotomanana, agent de changement, a noté que le changement commence par chaque citoyen et non par les dirigeants. Chaque citoyen doit apporter les solutions au lieu d’attendre indéfiniment les dirigeants, a-t-il indiqué. En ce qui concerne l’économie, Alisoa Rasoanaivo, entrepreneur membre de l’EFOI Madagascar, s’est exprimé sur la liberté d’entreprendre à Madagascar. « Les lois dans le principe républicain offre aux citoyens une liberté d’entreprendre au sens large. Il faudrait sensibiliser les citoyens sur l’existence et le sens de ces lois, avec une incitation claire à investir, avant de les alourdir sur la liste de taxes et impôts à payer à l’Etat ». Le vice-président du Comité Fampihavanana Malagasy à Fianarantsoa, Honoré Raotosamy, a en outre évoqué l’insuffisance du dialogue entre gouvernants et gouvernés. « Le sens de redevabilité des gouvernants envers les administrés est inexistant. La réconciliation concerne également ces deux entités très éloignées l’une de l’autre », a-t-il expliqué. Enfin, le 5e panéliste Patrick Randrianarimanana, professeur de Droit, a souligné l’importance de la séparation des pouvoirs. D’après ses propos, le principe participatif garantit et contrôle l’engagement des dirigeants élus. Ces élus devraient être un modèle pour les gouvernés. Ce juriste a martelé qu’aucun ne peut être au-dessus des lois.

Antsa R.

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