Portrait : Richard Ranarivony, un Historien de vocation  

Jacaranda

Un bon historien est conscient de ses devoirs et obligations envers la société.

Destin extraordinaire. Richard Ranarivony, fils d’un modeste  instituteur d’Ecole Primaire Publique, a gravi tous les échelons de l’enseignement avant de devenir professeur des universités  au sein de la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines et dans d’autres établissements. Dès son enfance, il a été élevé au sein d’une famille très active dans la lutte sociale. Son père, membre au sein de l’AKFM lui a beaucoup appris surtout dans l’engagement associatif et à devenir un dirigeant responsable.  Alors, Richard Ranarivony adhère au « Komity Demokratika Tanora Malagasy » qui se traduit  en « Comité des jeunes démocratiques malgaches ». De par son engagement au sein de l’AKFM, le père du jeune Richard Ranarivony  a  reçu une affectation disciplinaire à Ihorombe durant la première République.

Richard Ranarivony et sa famille.

Docteur en Histoire. Richard Ranarivony  a suivi ses études primaires à l’Ecole Primaire d’Ihosy. Il poursuit ses études secondaires à Antsirabe. Après avoir eu son diplôme de baccalauréat, il a mis le cap à Toliara pour ses études supérieures en de philosophie à l’Ecole Normale Supérieure. Passionné par l’histoire, Ranarivony rejoint l’Université d’Ambohitsaina. Il obtient son diplôme de licence en 1988. Il a enseigné  pendant trois années scolaires à l’école FJKM à Anjozorobe. Il a trouvé que ce métier n’était pas une finalité. Richard Ranarivony veut encore aller très loin. En 1991, alors que Madagascar tombait dans une crise profonde,  il s’envole pour la France. En 1992, il obtient  son Master dont le thème de recherche est axé sur « la relation économique entre l’Europe et l’Afrique ».  Il débarque à l’Université de Strasbourg  pour poursuivre ses études en Histoire Economique.  Son séjour en France l’a beaucoup aidé dans son parcours académique.  En 1996,  il a soutenu sa thèse de doctorat axé sur « Les exportations de l’Afrique dans le marché européen » toujours à Strasbourg.  En 2002, lors de la crise politique, il s’installe au pays. Il a enseigné en tant que vacataire au sein de la FLSH avant son intégration en 2006. Trois ans plus tard, en 2009, il est élu doyen de la FLSH.  Comme les études ne s’arrêtent jamais, il a soutenu son HDR ou habilitation à digérer des recherches en 2015 qui s’intitule «Madagascar dans le contexte de la mondialisation».

Un homme strict mais compréhensif.

«Quand l’Université va bien, le pays va bien».  Un adage qu’il a adopté. Actuellement, il enseigne l’Histoire générale de l’Afrique à l’université d’Ambohitsaina. Panafricain, il est le représentant de l’Association des Facultés des Lettres et des Sciences Humaines de l’Afrique francophone dans la zone Océan Indien.  Pour lui, l’éducation est la base du développement d’un pays, en bon historien, il a fondé l’Association des professeurs de l’histoire et géographie de Madagascar (APGFM). Il est à la tête de plusieurs associations qui œuvre dans le domaine social, sportif et culturel.

Discipliné. « Richard Ranarivony  est quelqu’un de juste, on n’a pas mal d’expérience positive, il a toujours montré en détermination à  vouloir régler les choses.  Son atout c’est surtout  son équipe,  parce qu’on était toujours là avec lui dans les combats. Il était toujours droit et strict. Mais c’est quelqu’un de sociable. Il aime aussi la campagne» témoigne son ami et collègue Herimampita Ravelomanantsoa .

Iss Heridiny

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