Musique : Boy Black, le tube de la postérité avec « Tsy hitambarako »

Boy Black porte loin le blues des tamataviens.

Boy Black marque encore plus l’ascendance de Toamasina sur la planète malgache de la musique urbaine. Avec « Tsy hitamabarako » se révèle avec plus d’un millions d’écoutes et de vues.

Ce blues des larges, plongé dans une sorte de marinade de talents, cela donne « Tsy hitambarako », le morceau qui fait actuellement de Boy Black, le poulain de Shyn, un titre vu et écouté plus de 1,4 millions de fois sur Youtube. En quelque sorte, le monsieur a réussi une prouesse qui n’est presque plus étonnante du côté de la nouvelle génération d’artiste de Toamasina. Et le clip, une manière de faire aimer Antananarivo l’éternel de nouveau, sans doute à cause de cette ambiance lumineuse et ses plans larges magnifiques.

Cet éloge à la fidélité, déjà retrouvée chez les générations Dorlys, Jean Kely…bref la clique de Kaïamba, le chanteur le manifeste encore avec un son plus actuel. Entre le zook et le r’n’b, « Tsy hitambarako » est une réponse à ce que veulent attendre les oreilles malgaches en ce moment. En seulement cinq instruments, six mais sûrement pas plus, le tube est loin d’être de ces cacophonies passagères. Certes faiseuses de succès, mais qui manquent de ce blues, ce gène commun à presque toutes les chansons malgaches.

La symphonie vocale est magnifiée par les chœurs sur les refrains, une puissance que rarement on retrouve chez certains tubes du moment. La touche Shyn est presque omniprésente. Cependant, on est loin de se retrouver devant les mêmes coutures, les mêmes plis, les mêmes coupes… cette sorte d’amertume, cette virilité qui ne dit pas son nom, Boy Black a réussi à l’intégrer dans ses rimes. A y voir de plus loin, on est tenté de dire que le blues malgache se trouve actuellement à Toamasina.

Cette patience du sage qui s’est retrouvée chez les Mahaleo, cette amertume du voyageur chez Tianjama… ce blues du cœur, plutôt que de l’âme, se ressent chez Boy Black sur ce morceau. De la même manière qu’on est happé par ce quelque chose d’intemporel chez les joueurs de Hira Gasy, malgré une pratique inchangée et répétée… C’est cette flamme qui est passée chez Boy Black.

Quant au chanteur, il ne reste à espérer qu’il ne s’endorme sur cet énorme succès. « Tsy hitambarako » s’écoute actuellement dans tous les coins des quartiers de Madagascar.

Maminirina Rado

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