Antehiroka : FITAA reprend ses activités

Jacaranda

A 13 heures 45 minutes, des véhicules se garent au siège de l’association FITAA (Fikambananan’ny Taranak’Antehiroka) pendant que des personnes âgées entre 30 et 75 ans se regroupent dans la cour. Si les hommes sont en costard et en « malabary », les femmes sont vêtues de « lambalandy ». Le Quartier d’Amboaroy était très animé.

Samedi dernier, une conférence s’est tenue chez Edmond Razanakoto, lot 313 AF Amboaroy Antehiroka à 14 heures 15.

Honneur aux dames, la vice-présidente de l’association Faraseheno Antanandrasana, avec un air détendu, entame la première partie de la réunion et présente les membres du bureau de l’association, composée d’un président, deux vice-présidents, un secrétaire général, un secrétaire, un trésorier, et sept conseillers. Par la suite elle a donné la parole à Rakotomanana. En présence de quelques membres du comité de la réconciliation nationale, l’orateur a souligné sur l’importance du fihavanana malagasy« Il est temps pour FITAA de se réveiller après presque un an de silence » , a-t-il ajouté. Même si l’association se focalise sur le plan culturel et qu’elle ne s’engage pas directement dans le domaine politique, en tant que citoyens conscients de leurs droits et leurs devoirs, les membres ne peuvent pas ignorer la situation qu’a traversée le pays ces derniers temps.

Si l’association a vu le jour en 1986, il a fallu attendre le 30 août 2018 pour qu’elle soit reconnue par l’Etat. FITAA regroupe tous les natifs d’Antehiroka, voire les descendants d’Andriatsimandefitra ou Andriantsimandafikarivo.

FITAA a pour but de rehausser la tradition malgache en générale et celle d’Antehiroka en particulier. En outre, les aïeux doivent transmettre les coutumes et l’histoire de la région aux jeunes afin qu’ils puissent connaître exactement leur origine. Effectivement, le but principal est de conserver le patrimoine matériel et immatériel. Ainsi, un comité formé par des gardiens de la tradition sera mis en place cette année pour conserver les mœurs de cette contrée qui semblent être délaissés par les jeunes. Alors, face à cette situation, Les membres de l’association ne cachent pas leur inquiétude. « On doit connaitre notre histoire et nous devons la transmettre à la génération future», a rajouté la vice-présidente de l’association. Le colonel Rakotosalama, lors de son intervention, a délimité la région d’Antehiroka. Au Nord : Antoby Taloha, au Sud : Ambohidihady  Anosibe  Zaivola, à l’Est : Laniera et à l’Ouest  Ambohinambo.

En somme, FITAA s’est fait entendre en disant « celui qui ne sait pas d’où il vient ne sait pas d’où il va ».

IssHeridiny

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