Ils on fait le buzz… : Les petits choristes dans le vent

Jacaranda
La troupe de jeunes garçons qui a conquis la planète internaute

Entre ceux qui ont été de simples chanteurs de rues, des gosses en guenilles, et ceux qui sont devenus des stars nationaux et planétaires, le mot peut être bousculé par certains, il y a eu un monde. Un véritable raz de marée qui n’a été possible que grâce aux réseaux sociaux. Les sept petits choristes, repérés à Antaninarenina dans la semaine du 11 février ont fait le buzz. Une histoire qu’ils vivent actuellement, sans doute, comme un rêve. Ces petits chanteurs seraient les petits fils de « Ra-Georges », un génie de la flûte traditionnelle « sodina ». Ayant déjà survolé de son talent les scènes avec le monument Rakoto Frah. Par ailleurs, il y a encore des années, le petit chef de chœur a été approché par un occidental. Celui qui aurait fourni des moyens pour qu’ils puissent suivre des cours de chants avec des professeurs attitrés. Apparemment, le quart de gloire n’était pas encore écrit pour cette période.

Et voilà qu’en 2019, un mois de février, en une semaine, l’exploit de ces chanteurs ont fait le tour du monde. Il y a quelques jours, deux musiciens venus d’ailleurs ont accompagné d’instruments la vidéo des choristes. Des médias africains et même occidentaux ont rapporté l’exploit de ces groupes de gamins et de leur talent. Des artistes malgaches ont même sorti une chanson avec l’ensemble. Les plateaux télés et radios de la capitale leur ont grandement ouvert la porte. Une bulle soudaine, qui est encore en train de gonfler. Il ne reste qu’à espérer que, tout ce succès se transforme en véritable parcours concret d’artiste ou de talents en devenir. Ou alors, que ce succès soit par ailleurs  le déclic qui puisse motiver tous les internautes, les proches des jeunes garçons, les apprentis musiciens… et se dire que le succès attend toujours au coin de la rue.

Ce serait difficile de voir ces petits faire les allées et venues sur les rues d’Antanimena, d’Analakely, et d’Antaninarenina… d’ici quatre ans et savoir que faute de finance, ils n’ont pas pu concrétiser  leur parcours scolaire. Que l’un d’eux a du arrêter la musique de rue, puisque la loi de la rue l’a happé au passage. Que l’autre a déjà femme et enfants et qu’il doit maintenant s’en occuper, comme un grand, de bouches supplémentaires à nourrir. Pour ainsi dire, un rêve qui au final, a viré au cauchemar ou un retour à la survie.

Maminirina Rado

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