Bande dessinée : Jocelyn Rajaomahefarison ferme sa page

Jacaranda
Jocelyn Rajaomahefarison, le regard digne et sincère des pionniers

La mort d’un roi de la bande dessinée malgache . Jocelyn Rajaomahefarison s’en est allé rejoindre d’autres illustres de l’art malgache cette semaine. Une perte immense pour le 7ème art.

Dans le courant se cette semaine ,un monument de la bande dessinée malgache s’est éteint :  Jocelyn Rajaomahefarison. Sa dépouille se trouve actuellement à Itaosy selon des compagnons d’art qui sont abasourdis par la nouvelle. « Il fait partie des pionniers de la bande dessinée malgache, si l’on parle des comics », fait savoir Farahaingo, bédéiste et ancien collaborateur.

Pour les lecteurs lambda, derrière les personnages comme Jery ou le docteur Mahatsangy se trouvait la plume de ce grand dessinateur. Il avait le sens inné de l’effroi et de l’absurdité de l’horreur avec ses histoires parues dans les célèbres séries « Koditra ». A une époque où la bande dessinée malgache commençait à forger son identité avant d’être coupée dans son élan. Jocelyn Rajaomahefarison a ainsi contribué à enrichir les « comics nationaux » des années ‘80. De la génération des feux Ralery ou l’illustre Richard Rabesandratana, il a plus de cinq personnages à son actif.

Histoire oubliée. Un fait que beaucoup ignorent, l’artiste a été membre de l’équipe qui a produit les premiers dessins animés à Madagascar. Lui, Farahaingo et Temandrota, un artiste plasticien ont conçu avec See You Production des séquences en 1997. « Personne n’a su que nous avons réalisé cela », rappelle d’un ton amusé Farahaingo. Ayant un talent inné pour le dessin, Jocelyn Rajaomahefarison s’est également illustré dans la peinture. Il affectionnait le style avec hachure à l’encre de chine. Ses portraits de scène de vie laissaient entrevoir un homme posé et vif dans le regard.

Pour l’instant, ses pairs attendent de plus amples informations sur le déroulement des cérémonies d’adieu à ce grand monsieur de la bande dessinée malgache. Son départ auprès des immortels de l’art et de la culture malgache a été dû à une longue maladie. Sûrement, les bédéistes de la Capitale, voire du pays, seront nombreux à lui rendre hommage lors de ses funérailles.

Maminirina Rado

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