Musique : Arison Vonjy présente officiellement son opus « gasyTsara »

Jacaranda

Plus de « groove », plus de « funk » pour toutes les oreilles, « gasyTsara » s’annonce coloré à base de « funk » joué à la malgache. Ce troisième album d’Arison Vonjy est à (re)découvrir absolument !

Dans le monde de la musique, Arison Vonjy a porté plus d’une étiquette. Jazzman pour certains dans « Feno loatra », faiseur de musique pour d’autres depuis « V.O », il a décidé de marier les coloris de ses deux albums pour sortir « gasyTsara ». Ce projet qui a été concocté depuis 2015 et ayant pris forme en 2017 durant un live à l’« American center » constitue désormais son troisième opus. Son tout premier album « live », teinté d’une musique qui partage plus d’émotion, touche un plus large public et percute l’âme et l’esprit même les plus insensibles.

Arison Vonjy et ses compères promettent un spectacle digne de ce nom à l’Ifm. (Copyright Tangalamamy)

Musique d’émotion. Arison Vonjy, auteur-compositeur-interprète ne change pas une formule qui gagne et fait toujours du « funk » son genre de prédilection. Pourtant, son « gasyTsara » tend plus vers une musique émotive. Son attachement à la nature, à la fraternité musicienne et au partage se fait ressentir à travers ses textes engagés et les pulsations « Gasy ». Si autrefois, seuls les mélomanes les plus aguerris se laissent entraînés par sa musique, dorénavant, il séduit de plus en plus de monde. D’après l’artiste, lors d’une interview, « la musique n’est pas que technique, c’est aussi de l’émotion. Le plus important, c’est ce moment de partage quand, et les musiciens et les spectateurs éprouvent le même ressenti et cela c’est l’apothéose de notre travail et de nos recherches» relate-t-il.

Fort de onze morceaux, « gasyTsara », l’album se pare d’une grande étendue du « funk » joué à la malgache. Mis à part les nouveaux titres comme « Hatrany », « Ho avy » et « Tantarao », on peut également y voir de nouvelles versions de «  Misalasala » et de « Nofidiko ». Dans chaque titre, ses compères de toujours, Dovs Rakotondraina au clavier, Harty Andriambelo à la basse et Nali Rabarison apportent chacun des pierres à l’édifice.

Engagé. Engagé, Arison Vonjy l’est, « gasyTsara », le morceau bascule dans la politique, laissant dégager une colère peu évidente car, l’auteur pèse ses mots et trouve un moyen plus « soft » pour garder « l’esprit artistique » même de la chanson. Dénonçant les mauvaises pratiques dans le milieu, et même si cette chanson date de plusieurs années déjà, le contexte est toujours d’actualité.

Arison Vonjy (copyright Tangalamamy)

Pour sa part, même les histoires d’amour  semblent prendre de l’élan à travers ses textes, parfois sublimés par les compositions en collaboration avec d’autres virtuoses si l’on se réfère à « Tsy foiko » et la signature de Benkheli. Dégageant une sensualité désarmante qui est alors inconnue des morceaux classiques, ce titre accroche définitivement les romantiques mais aussi ceux qui n’arrivent pas à mettre les mots sur un amour secret ou impossible, le tout au second degré, ce qui perce incontestablement même les cœurs les plus durs et qui se reconnaissent à travers des enchaînements de syllabes bien agencées. Il en est de même sur « Fifonako ». Composé par iBEmaso, le titre va au loin dans les contrées de ceux qui assument des situations aussi incongrues soient-ils pour sauver les derniers espoirs, quitte à se faire passer pour un sentimental.

Si l’opus est déjà disponible dans les bacs, cette année, Arison Vonjy et ses complices de scène ouvriront le « gasyTsara » tour à l’Institut français de Madagascar dans la soirée du 5 avril. Laissons-nous nous submerger dans son monde musical qu’il partagera avec puissance et ferveur.

Zo Toniaina

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