Cgm : Eklyps, Ramjasy et Epistolier ont réussi un premier test

Le rap conscient a sonné juste au Cgm Analakely samedi.

Le Cgm Analakely a ouvert ses portes aux trois rappeurs les plus prometteurs du moment, Eklyps, Ramjasy et Epistolier. Cela a été plus d’une heure de bonnes vibrations. 

Sur les réseaux sociaux, Epistolier, Ramjasy et Eklyps sont des as des rimes. Nouvelle génération du rap antananarivien, parfois troublant de maturité dans leurs textes, ce trio est monté sur la scène du Cgm Analakely samedi après-midi. Apparemment, le succès reçu sur facebook et compagnie n’a pas eu le même écho en salle. Pourtant, les trois jeunes hommes ont du répondant. Le morceau d’ouverture de Ramjasy résume l’esprit du concert, « Ho valin-kasasarana ».

Toaviniana Rafanomezantsoa, dans le civil s’explique. « Il y a des gens qui travaillent, qui étudient, qui marchent tout simplement dans la rue… Au fond d’eux, chacun espère que leurs efforts seront récompensés tôt ou tard. C’est un message d’espoir, que le jour viendra où nous allons voir un nouveau matin ». Philosophes et érudits, ces gars ont conquis les jeunes de la capitale grâce à une musique se rapprochant de leur réalité.

Voix des jeunes. Sitraka Julie Raheriniaina, une spectatrice dans la vingtaine  dans  son analyse : « Ces trois rappeurs ont réussi à sortir ce qu’on voulait dire à la société, aux aînés à tout ce qui nous freine ou nous rabaisse. Grâce à eux, je sais que je vaux  quelque chose ». Sans être agressif ni trop correct, Mamy Lalaina Steve Andriamasy, ou Epistolier pour la scène s’inscrit également dans la même veine. « Voilà, l’image que nous voulons démontrer, c’est que le rap est un message, une qualité à atteindre. Pas forcément le voyoutisme, le désordre ».

Un langage maintes fois répétées, Eklyps, Ramjasy et Epistolier sont probablement les rappeurs qui l’appliquent à la lettre actuellement. De plus, samedi après-midi, ils voulaient se la jouer professionnel. Ramjasy a emmené ses propres musiciens, il a joué en acoustique durant son set. « Il y a des jazzistes, joueurs de « valiha »… c’est très diversifié », évoque- t-il à propos de son orchestre. Quand à Eklyps, il a démontré son potentiel lyrique avec ses titres incisifs.

Après plus d’une heure de concert, la salle, déjà trop grande pour les spectateurs, s’est vidée. Un sentiment d’inachevé se ressentait, à charge de revanche pour les trois rappeurs.

Maminirina Rado

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