IFM : Le Rebetiko s’invite à Madagascar

Le groupe Rebetien, qui sera sur la scène de l’Ifm Analakely vendredi à partir de 19 h, est un groupe de quatre musiciens qui interprète des chansons et des thèmes dérivés du «  rebetiko » et du répertoire de musique traditionnelle grecque, ainsi que de leurs propres compositions. Le son nostalgique du groupe rappelle la période des disques phonographiques, souvent combinés subtilement avec des styles musicaux alternatifs, mais étroitement liés, de diverses traditions musicales de la Méditerranée orientale et des Balkans. L’accent est mis sur le son naturel et acoustique des instruments tels l’accordéon, la basse, le bouzouki et le violon, cette combinaison rappelle en un sens les groupes typiques de l’entre-deux-guerres de Smyrna, et expérimente principalement leurs arrangements, créant donc leur propre son et style. Avec leur vaste répertoire et leur large éventail de styles, ainsi que leur disposition fortement improvisée, l’ambiance du groupe Rebetien peut varier et aller de mélancolique et romantique à dynamique et édifiante. Le groupe Rebetien se produit chaque semaine dans diverses tavernes de musique live à Athènes, et a parfois joué dans plusieurs salles de concert et festivals de musique en Grèce et à l’étranger. Le groupe est composé d’Avgerini Gatsi, à l’accordéon et au chant, de Fotis Vergopoulos au bouzouki et au chant également. On retrouvera également, Giannis Zarias au violon et enfin Kostis Kostakis à la guitare et au chant.  En fait, le Rebetiko est un genre musical assez moderne. Il s’agit d’une forme de musique populaire grecque apparue dans les années 1920, à la suite des vagues migratoires des populations, principalement, grecques expulsées d’Asie mineure. La thématique des rebétika tragoúdia est liée, surtout dans les plus vieux enregistrements, au monde des bas-fonds: consommation de drogue, principalement le haschich , prison, prostitution, déracinement, thèmes anti-policier et anti-bourgeoisie, la tuberculose, satire politique, jeu, amour malheureux. À partir de 1937 et de la mise en place de la censure, on trouve de plus en plus des chansons d’amour, ou des thèmes sociaux, mais avec un vocabulaire moins cru et moins direct, plus évasif.

Maminirina Rado

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