Nosy be jazz festival : Une programmation internationale très haute en couleur

Jacaranda
Un avant-goût du festival avec Monika Njava, Joël Rabesolo et Marvin Burlas

En à peine trois ans, le Nosy Be jazz festival étend ses ailes et prend une autre dimension. Pour égayer ce week-end pascal, l’île aux  parfums  fera office de point de rendez-vous pour les mélomanes, les fines bouches et les fashionistas 

Chaud devant! Le Nosy Be jazz festival  rempile une troisième fois et s’annonce épicé. Pas moins de 35 artistes venus d’ici et d’ailleurs, de la haute gastronomie façon « Hay fy mampihavana » et un podium pour les grands couturiers… de quoi faire languir les festivaliers et les passionnés. Au programme, 26 stands de cuisines traditionnelles et internationales, des concerts gratuits, des cours de salsa cubaine, des ateliers et des dégustations, bref, il y en aura pour tous les goûts.  Cette année, l’on peut compter sur la présence  de Monika Njava accompagnée de la  version malgache de son combo Island jazz. De même, le guitariste Joël Rabesolo et le violoniste Marvin Burlas, Aina Cook Trio, et la formation allemande United Swingtett  seront en tête d’affiche. Entre autres, 3 musiciens brésiliens viendront également de la partie. Plaçant la barre plus haut, les collections de la maison Jaomatana frôlera les podiums érigés pour l’occasion. La fierté malgache  qui a écumé les scènes et les tapis rouges notamment au festival de Canne.

Moteur de développement. D’après Solofo Rafenombolatiana spécialisé dans l’évènement jazz et musique brésilien, « l’idée est parti d’un défi,  face à l’émerveillement pour  le pays du jazz,  de belle cultures toutefois, il y a beaucoup à faire pour le développement du pays et que tout un chacun se doit d’apporter sa contribution. Pour notre part, l’idée est d’allier  deux domaines que l’on maîtrise, à savoir le tourisme et une partie de la culture qu’est la musique » réitère-t-il, tout en continuant qu’ « Il va falloir montrer au monde entier que Madagascar n’est pas juste les plages, les Tsingy l’Isalo. C’est aussi un peuple qui a une belle âme et de la bonne culture. Le but est de mélanger le tout et faire en sorte que cela soit exportable. »   D’où la troisième dimension comme quoi la culture peut être un moteur de développement économique  de s’appuyer sur la culture et exportation. Dans la même foulée, Monika Njava  de rappeler aux autorités  que les artistes représentent les couleurs malgaches dans le monde entier. « Et il est important de souligner qu’on peut développer un pays avec de la musique. Les artistes n’ont pas vraiment leur place, donc être dans le tourisme et culture doit être une évidence  et il en va de même d’inclure les artistes dans les deux entités. »

De la scène à l’assiette. Pour sa sixième édition, le « Hay fy mampihavana » se délocalise exceptionnellement  à Nosy Be pour accompagner les  festivaliers et leur démontrer comment apprécier à sa juste valeur les plats malgaches. » Effectivement, il est important de rappeler à la jeunesse la valeur du patrimoine culinaire malgache. Cela fait partie de la culture et  l’identité. Il faut qu’on y travaille ensemble et améliorer l’accueil dans les villes », souligne le numéro Un de « Women Tourism association for Madagascar ». Et dans ce sens,   réer du travail décent aux jeunes filles et leur enlever un peu de cette faune touristique féminin et essayer de  leur donner du travail décent  dans le domaine de l’art  via le  concours de jeunes cheffes. Sous le soleil des tropiques,  Ce sera un week-end pascal haut en couleur !

Zo Toniaina

Share This Post

Post Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.