Ils ont fait le buzz… : Pauvres de leurs cuisses !!!

Jacaranda

 

En 1967, les mini-jupes sont devenues une affaire nationale

La « liberté des cuisses », voilà le dernier combat que les féministes de tous bords du pays ont réussi à gagner depuis une semaine. Surtout qu’il a été mené contre le système, l’administration dont un soubresaut au nom des bonnes mœurs aurait, parait-il coûté la place à quelques techniciens au niveau de l’éducation nationale. Dans un communiqué, l’institution publique a mentionné, « la sanction prise à l’encontre de son auteur et la restructuration immédiate de l’office de l’éducation de masse et des citoyens auprès du Ministère de l’Education Nationale et de l’Enseignement Technique et Professionnel ».

La raison de tout ce remue-ménage et grand déballage a été un communiqué sorti sur facebook. Mentionnant, en résumé, que les jupes courtes favorisent les agressions sexuelles. Du coup, il est temps de rallonger les robes sous les cuisses. Sinon, les violeurs possèderaient des circonstances atténuantes devant les juges en cas de procès. En quelques heures, plusieurs personnalités de la musique, des médias et quelques forts en gueule de la société civile se sont insurgées. « Allez plutôt éduquer nos mâles à savoir faire preuve de retenue, éloignez- les de la perversité », voilà le discours dominant.

Quand on sait que chez les malgaches, « l’œil qui apprécie (une belle chose) ne la ramène pas forcément chez lui ». Il faudrait changer cette expression en « ny maso mijery tsy tokony hanery hody ». De cette manière, tout le monde y gagne au change. Les jolies minettes peuvent se pavaner en petit short, avec la fierté de leurs petits amis ou maris. Et les mâles hyper-excités limites pédophiles seront gardés par une morale collective digne des belles époques. Où, personne ne s’approprierait même une bouse bovine renversée.

Quand on pense aussi qu’au bord des cours d’eau comme Sandramanongy, Manambolo, Mahajamba … les jeunes femmes vaquent à leur lessive les seins parfois à l’air. Le paradis pour un psychopathe violeur. Sans nul doute parce qu’en ces cieux, la nudité ou la demi-nudité n’est ni mal ni bien mais juste une question pratique. Parce que les mâles, même s’ils n’ont fait ni l’université ni fréquenté les écoles religieuses savent se tenir, ranger leur « kiki ». Voilà le reflet d’une société où chacun connait sa place et son rôle dans la communauté. Loin du tumulte des villes et des lumières artificiels.

Maminirina Rado

 

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