L’âme des innocents de Cerveau Kotoson Un « drame » fantastique

Jacaranda
Cerveau Kotoson diffusera des recueils de poèmes après l’âme des innocents.

Cerveau Kotoson écrit des contes, des nouvelles, des poèmes, des romans, mais sous pseudonyme. Désormais, le moment est venu pour lui de se dévoiler.

C’est seulement maintenant qu’il commence à sortir de l’ombre. « Chaque chose attend son moment », a-t-il dit. C’est la première fois qu’il publie « à visage découvert ». Ce quadragénaire a décidé de publier au mois de Juin prochain un livre : l’âme des innocents. « L’histoire parle de la violence quotidienne, de l’avortement et de l’ infanticide, de la corruption notoire des médecins et autres fonctionnaires qui sont sensés être des exemples, de l’irresponsabilité du père face à l’enfant qu’il a pourtant conçu sans contrainte, de la culture Malagasy qui nous force parfois à faire des choses horribles, mais que la société excuse au nom de la tradition, de la survivance de l’âme, et de sa capacité à aider ,à se venger ou à punir. C’est un conte sur fond de fantastique, une nouvelle courte, qui aura probablement sa version roman, un jour prochain… C’est une sonnette d’alarme contre la violence gratuite et inconsciente que les esprits bien intentionnés sauront capter et relayer », a expliqué l’auteur.De ce fait, Kotoson a écrit cette œuvre en réaction de la recrudescence des taux d’avortement à Madagascar. Éditée par Atsevasera, l’âme des innocents est un travail de réflexion de longue haleine que l’auteur prend et reprend au gré de nouveaux éléments. « Je mets toujours beaucoup de temps pour enfin oser sortir quelque chose, et encore, la perfection n’existe pas », a-t-il souligné. Kotoson revisite sa façon d’écrire de manière à ce qu’elle suit l’air du temps. Il écrit souvent des œuvres courts, mais psychologiquement marquants. En outre, l’âme des innocents est mélangée de contexte géographique réel et de fiction, avec une psychologie sociale bien du XXIe siècle.
Une jeune plume comme préfacier. Cerveau Kotoson a choisi le jeune poète Momo Jaomanonga comme préfacier. D’après ses dires : « Il incarne cette jeunesse dynamique dont le pays a besoin. C’est un jeune qui a toujours aidé son prochain. Ses qualités valent la peine d’être reconnues. Les jeunes marchent plus vite, mais les anciens connaissent le chemin ». L’auteur est convaincu que chaque génération est complémentaire.
Bonne intelligence. Né d’un père sociologue et d’une mère malgachisante, Cerveau Kotoson a reçu une bonne éducation. « On dit de moi que je suis un surdoué. Je pense que j’ai surtout eu la chance d’avoir eu de très bons professeurs, à commencer par mes parents», a-t-il déclaré avec humilité. Il avait David Jaomanoro et le Mahorais Nassur Attoumani comme mentors d’écriture. Il avait eu l’occasion de rencontrer George Andriamanantena, José Solofo. L’enseignant-chercheur et académicien Serge Henri Rodin lui a soutenu dans le domaine de la littérature. « Discuter avec ces gens, avoir entendu et pris note de leurs conseils avisés m’ont aidé » a-t-il ajouté.
Danseur depuis son jeune âge, Kotoson pratique aussi les arts martiaux, comme l’Aikido et le wushu et la capoeira. Sans parler des innombrables tableaux qu’il a brossés, Kotoson est un metteur en scène. Il a organisé plusieurs activités culturelles dans la partie septentrionale de la Grande île notamment à l’Université de Diégo-Suarez.
À part la diffusion de «l’âme des innocents», des recueils de poésies seront publiés très prochainement.
Iss Heridiny

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