Ils ont fait le buzz : Black Nadia et Nael VS. Elody Amondji

Jacaranda
La vidéo de « Tsy vazaha fa teany » est encore en ligne, malgré les accusations d’Elody Amondji.

Un jour de 13 juin, la chanteuse ivoirienne, Elody Amondji, lâche une bombe sur les réseaux sociaux. Notamment sur facebook, où elle affirme qu’elle « est très en colère contre les deux artistes Malgaches Black Nadia et Nael d’avoir plagié sa chanson #Yélélé ». En passant, elle demande aux « facebookers » d’écouter les deux titres et de faire la comparaison.

Apparemment, en écoutant les deux titres, la ressemblance est tout de même frappante. Elody Amondji préparerait donc actuellement un procès contre ces soi-disant « copieurs et colleurs » malgaches. Il faut maintenant savoir, pour les novices, se rendre compte des différentes étapes et procédures qui rendront ce procès possible. Il s’agit ici de voir la collaboration entre les justices de plusieurs pays, d’assister aussi au procès si celui-ci se tient sur la Grande Île.

Si les actions de la jeunesse ivoirienne aboutissent, Black Nadia et Nael risquent de se trouver dans de beaux draps. Si la preuve est faite que les deux artistes ont bel et bien plagié la chanson, des millions d’ariary d’amendes pourraient sortir de leurs poches. Cependant, avec ce silence de Black Nadia et de son acolyte, les observateurs se demandent si des négociations ne seraient pas en train de se tenir entre les deux parties.

D’autant que la version malgache, titrée « Tsy vazaha fa teany » en est déjà à ses 71 000 vues sur Youtube. Et elle se trouve encore sur cette plateforme de partage vidéo. Donc, Black Nadia et consort n’en aurait cure de cette accusation. A se demander maintenant si cela ne se transformerait  pas en une vaste campagne de pub ? Est-ce la réaction, outrée d’Elody Amondji, qui a boostée les vues du clip vidéo ? Un score assez maigre, tout de même, par rapport aux 149 000 vues de « Yélélé ».

Par ailleurs, les réactions des malgaches semblent être mitigées. Certains s’esclaffent déjà du plaisir que leur procurera les déboires judiciaires que risqueraient de traverser Black Nadia. Des jugements de valeurs sur la mentalité malgache, la pauvreté inhérente à celle-ci, les attaques sur la variété « tropicale » sont virulentes… Bref, les biens pensants sont passés par là. De l’autre côté, il y a ceux qui s’en « foutent » complètement.

Prétextant que les gens des campagnes danseront toujours sur cette chanson dans les « famadihana », les circoncisions ou les rassemblements populaires. Qu’elle soit du plagiat ou pas. Voilà donc deux « mondes » qu’une chanson divise.

Maminirina Rado

Telma Fibre Vibe

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3 Comments - Write a Comment

  1. Aona moa no ilazana fa ity nakatahaka an’iry na ny mifamadika amin’izany M. Brando ?

  2. Si l’œuvre n’est pas en vente mais juste sur la plateforme ce n’est pas un plagiat mais une interpretation

  3. Le fond du problème est l’acculturation et / ou la déculturation.
    Sous prétexte que l’on est dans la mondialisation, on oublie que nous avons aussi une valeur culturelle qu’il faut véhiculer dans le monde entier, au lieu de plagier celle des autres.
    En copiant la chanson des autres, Black Nadia et consorts admettent qu’ils sont sous le joug culturel des africains, quand bien même ils ne penseraient qu’à une question bassement matérielle qu’est l’argent engendré par l’exploitation de la chanson.
    On ne le répètera pas assez : les Jean Freddy, Ramaroson Wilson, Zézé Mahanoro et les autres ne demandent qu’à avoir des héritiers.

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