Joueurs étoiles : Barea, les idoles de ces dames

Jacaranda
Fontaine, Adrien, Gros, Ilaimaharitra et Métanire, ces beaux hommes des Barea.

Quand les Barea deviennent glamour, affolent les demoiselles du pays, et deviennent des stars comparables aux idoles de la musique… Adrien, Lalaina, Anicet et compagnie sont en train d’asseoir la représentation masculine malgache.

Au-delà des valeurs civiques : abnégation, maîtrise technique, sacrifice… les Barea de Madagascar sont en train de mettre les pieds dans la culture du glamour. Trois noms reviennent souvent, auprès des dames surtout : Adrien Melvin, le gardien de but malgache, Marco Ilaimaharitra, buteur efficace, et Lalaina Nomenjanahary, homme-clé du système de jeu. A eux trois, ils compileraient presque la totalité les déclarations d’amour des demoiselles conquises du pays sur les réseaux sociaux. Quand le sport devient glamour, voilà un des ingrédients de ce qui provoquera sans doute le « réveil » malgache de l’après-CAN 2019.

« Je sais que tu es déjà pris, mais cela ne me fera pas reculer… je t’aime Adrien », signale une « facebookeuse ». Questionnée sur qui est le meilleur joueur des Barea, une autre n’hésite pas à s’étaler sur « les abdominaux d’Anicet et le charme de Lalaina ». Tandis qu’une autre éprise sur les réseaux sociaux que Marco « ne soit pas encore marié officiellement ». Entre le sérieux et l’admiration, il est difficile de faire la distinction. Il faut bien reconnaître que du temps de l’Antiquité, la représentation masculine, que ce soit dans les récits historiques, les œuvres d’art etc., c’était l’homme dans des prouesses héroïques dans la guerre, déclinées ici dans le sport… Ou les prouesses physiques dont Hercule en est l’exemple le plus populaire.

Trio de tête. Pour le top 3 des joueurs les plus adulés des demoiselles chez les Barea, Adrien occupe le haut du podium. Jeune, talentueux, sauveur, bel homme, sans doute assez équilibré financièrement, fiancé à une jolie femme… il cristallise un idéal masculin. De plus, il a la réputation d’être le coiffeur du groupe. Ce côté humain ne fait qu’amplifier son aura auprès de ces dames. En deuxième position se trouve, Marco Ilaimaharitra. Du haut de ses 23 ans, il représente l’espoir des demoiselles en quête du prince charmant. Son but salvateur face au Burundi, sur un coup franc, a marqué les esprits et les cœurs. Il a sûrement comme atout sa jeunesse. En troisième position se trouve Lalaina, ou « Bolida ». Quand il arrive à répondre en anglais et en français aux journalistes internationaux, c’est toutes les filles d’Eve malgaches qui veulent investir son camp. « Regardez notre sportif, il a aussi quelque chose dans la tête », s’émoustille une quadragénaire sur Facebook.

Le talent à hauteur humaine, la jeunesse utile et une tête bien pleine… les femmes malgaches veulent des hommes victorieux, surtout si c’est pour la gloire de Madagascar. Le pays est en train d’assister à « l’extension visuelle de la célébrité », termes utilisés par Nathalie Heinich dans son article « La consommation de la célébrité ». D’autant que les Barea sont encore loin de la « marchandisation » de leur image, à l’instar des Ronaldo, Messi, Drogba… tout cela est sans doute en train de se fabriquer. Il ne serait pas étonnant de voir, un de ces quatre matins, un Adrien apparaître dans une annonce sur une marque de téléphonie mobile. Ou encore, un Lalaina pour une marque de voiture. Pour l’instant, leur prouesse insuffle surtout des valeurs légitimes au « peuple ». Tandis que le groupe tient encore le premier plan, les individualités dans toutes ses formes ne sont pas encore à mettre sur le tapis.

Maminirina Rado

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