Famôhamandry : Les écrivains Antakarana ne perdent pas le Nord

Jacaranda
les organisateurs de Famôhamandry. De gauche à droite : Cerveau Kotoson, Momo Jaomanonga, Willison Bristowe (Directeur Régional de Communication et Culture), IJH Mirinah, Mouniah

Les 10,11, 12  juillet étaient pour les habitants de la ville d’Antsiranana,  des jours pour  revigorer la  culture malgache.

Organisé par l’association agir pour Diégo en étroite collaboration avec Havatsa-Upem (union des poètes et écrivains de Madagascar) Famôhamandry  est avant tout une promotion des œuvres des écrivains natifs de  la région nord de l’île.  « On a choisi le thème pour revigorer la culture de la région du Nord. Il faut que les jeunes connaissent vraiment leur culture.  C’est notre identité. On  doit  la conserver et la leur transmettre . Les contes malgaches ne sont-ils plus à la mode?  Les jeunes d’aujourd’hui ne connaissent plus les légendes Antakarana.  Pourtant, c’est grâce aux mythes  et légendes que nos aïeux ont acquis la sagesse. Alors, c’est notre rôle, notre devoir, nous les écrivains et poètes, de rappeler aux étudiants les contes et les fables Antankarana», a expliqué le poète-écrivain et organisateur de l’évènement  Momo Jaomanonga.

Le salegy, une danse traditionnelle du Nord

Un almanach chargé. La première journée  était consacrée au concours de poésies, de contes et nouvelles, ainsi que le Kabary à l’Alliance Française de Diégo-Suarez. Une conférence-débat intitulée « kolotsiana voakobaby, fahaleovantegna voaaro» a entamé la deuxième journée. Ecrivain, poète, et des hauts dignitaires locaux ont participé au débat.  Ensuite, des livres édités  par Antsevasera ,  comme Tarijara de Momo Jaomanonga,  Les ondines du Sambirano, coécrits par IJH Mirinah et sa sœur Muniah,  L’âme des innocents de Cerveau Kotoson Et Mes mots, mes maux, mes biens de Kotoson  Luis Mario et  Cerveau Kotoson,  Constat de la réalité de Libertator,  ainsi que  les livres de l’association Havatsa Upem,  y   sont exposés.  La troisième journée était  dédiée à la remise des prix des gagnants au concours  de littérature et de Kabary. L’événement ne se focalisait pas seulement à la littérature Antakarana.  Les organisateurs  privilégiaient le mode vestimentaire de la région.  Un « fashion show culturel » made in Antakarana s’est  également déroulé au centre culturel  récemment inauguré :   le « centre  Zana’Gasy » où   les organisateurs exposaient  les kisaly,  les salovagna et les kitamby, vêtements traditionnels de la région.  L’évènement était  clôturé par une diffusion du film « Tavela ».   Réalisé par Goeffrey Gaspard, le film-documentaire décrivait  la boxe traditionnelle malgache : le morengy.

D’après les organisateurs, « l’objectif est atteint car les jeunes Antsirananais sont venus nombreux … La culture les intéresse ».

Iss Heridiny

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