Interview : Ramy Rentia:  » Je m’inspire de mon voyage pour exprimer des choses plus universelles ».

Ramy Rentia, posant devant les statues des Dieux Hindous, au Grand Bassin à Maurice.

De retour du Mauritius International Art Fair à Caudan, Ramy Rentia en ressort grandie. Grâce à cette participation soutenue par le Fonds de Dotation HY du groupe Filatex, la jeune artiste a pu élargir ses horizons artistiques.

Midi Madagasikara: Vous avez participé à cette première édition du MIAF, qu’est-ce qui vous a le plus marqué?

Ramy Rentia: Je dirais que ce qui m’a le plus marqué, c’était le voyage. Avec les autres artistes, on a visité plusieurs sites touristiques, et on est allé au Grand Bassin où se trouvent les statues des Dieux Hindous. C’était une belle découverte, et cela m’inspire énormément. Et puis, il y a eu mon spectacle, dans la grande salle de théâtre du Caudan Arts Center. J’étais surexcitée et stressée à la fois de faire mon tableau en quelques minutes, devant les spectateurs. Je dessine sur ma tablette, et c’est projeté sur le grand écran. Avec les textes et la musique, c’était tout de même pas mal! Enfin, la rencontre avec d’autres artistes, malgaches et étrangers, m’a beaucoup plu. Le peintre mauricien Baco Baissac m’a donné des conseils. Il m’a dit que l’artiste ne juge pas, il est témoin de ce qu’il voit autour de lui. Il y avait d’autres rencontres, d’ailleurs, j’ai peint sur des petites toiles avec le  Français Jérôme Toq’r, j’ai adoré!

Midi Madagasikara: Comment avez-vous vécu cette expérience?

Ramy Rentia: J’ai visité la galerie et j’ai vu les  œuvres des autres artistes, et cela m’a permis de me situer un peu par rapport aux autres. Il y a des tableaux magnifiques, avec des techniques différentes de la mienne. Il y en avait que j’ai apprécié, notamment celui d’un artiste allemand qui fait aussi du Digital Painting. Je vois comment mon style peut évoluer et s’exprimer autrement. J’ai aussi beaucoup parlé de mon  œuvre car  j’ai été interviewée par la presse locale plusieurs fois. Tout cela me paraissait irréel. Par contre, comme je ne parle pas l’anglais, c’était un peu dur pour moi d’échanger avec les autres artistes. Je vois maintenant que dans les rencontres internationales, tout le monde parle en anglais.

Midi Madagasikara: Quelle suite projetez-vous pour votre carrière?

Ramy Rentia: Je suis plus que jamais déterminée à avancer, et à m’améliorer en tant qu’artiste. Déjà, je vais prendre des cours d’anglais. Et puis, je veux progresser techniquement. En ce moment, je prépare une nouvelle collection. Je crée, j’ai beaucoup  d’idées, d’inspirations. Je dessine tous les jours et je veux intégrer d’autres éléments à mes créations. Je ne fais plus  d’autoportraits comme avant, je m’inspire de mon voyage pour exprimer des choses plus universelles.

 Recueillis par Anjara Rasoanaivo

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