Scène : « Slam national » dans le dernier virage

Jacaranda
Fayanah, Manana Kin et Vitsika (de gauche à droite) les champion(e)s régionaux de Mahajanga

Evènement des plus attendus dans la capitale pour le mois de décembre, rassemblant le plus de jeunes conscient(e)s et au verbe facile, le compte à rebours est lancé pour le « Slam national ».

Ce sera Noël avant l’heure pour le slam à Madagascar, du 5 au 14 décembre se tiendra à l’Ifm Analakely le festival international de poésie « Slam National ». Le cœur de cet évènement étant le championnat national de cet art oratoire. Le gagnant ou la gagnante devrait participer au championnat du monde de slam en représentant Madagascar. Depuis le 2 novembre, les finalistes sont plus ou moins connus.

En tout, ils et elles sont des « performers » venu(e)s de dix villes du pays à briguer le titre. Pour cette année 2019, les dix cités qui ont pu envoyer des représentants sont Ambatondrazaka, Ambositra, Antsirabe, Antsiranana, Fianarantsoa, Mahajanga, Sambava, Toamasina, Toliara et Antananarivo. En apparence, ce sont de nouvelles têtes qui forment ce nouveau cru. Par exemple, Lazarous et Shaion seront les représentants d’Ambositra, Mahajanga sera portée par Fayanah, Manana Kin et Vitsika.

USA, Japon, Allemagne… Pour Antananarivo, trois champions régionaux constituent l’équipe : Andriamisetra, Conan et Orad. Les épreuves de qualifications ont eu lieu depuis le 27 octobre jusqu’au 9 novembre. La ville de Toliara connaitra en dernier lieu ses représentants. A côté de cette compétition tant attendue, dix pays internationaux ont envoyé des slameurs.

Et cette année, le bouquet est assez fourni puisqu’il y aura des « perfomeurs » des Etats-Unis, du Japon, du Tchad, du Swaziland, de l’Allemagne, de la Suisse… Cette année, le « Slam National » en sera à sa dixième édition. Cela mérite tout de même d’être célébré avec la manière. Surtout qu’en assistant à ces compétitions, on ressent une jeunesse intelligente, consciente mais manque de perspective.

Normal, dans un pays en constante régression depuis dix ans où l’avenir semble être hypothéqué. Mais tout cela leur donne l’inspiration pour rendre des textes incisifs, poignants, parfois sulfureux et sans concession, fustigeant le système. Il faudra donc patienter pour savoir qui va succéder à Tokyo Harem, le lauréat 2018 et représentant de Toamasina pour le titre champion(ne) national(e) de slam.

Maminirina Rado

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