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Jacaranda

« Concept webérien  » éthique protestante – capitalisme  » et contexte de pauvreté, le cas malgache »

La couverture de « Concept webérien  » éthique protestante – capitalisme  » et contexte de pauvreté, le cas malgache ».

La sulfure et l’église protestante s’oppose, se parallélise, s’accroche et se met à dos dans « Concept webérien  » éthique protestante – capitalisme  » et contexte de pauvreté, le cas malgache » d’Aina Andrianavalona Razafiarison (Editions L’Harmattan, 2017).

« Si l’église entre dans la politique, elle devrait aussi entrer dans l’économie. Surtout l’économie même », signale l’auteur pour impulser une sorte de guide à la lecture de l’ouvrage. Cependant, il est intéressant, puisqu’il transpose au contexte malgache un grand classique des sciences humaines. D’autant que le protestantisme s’est placé en tant que réforme religieuse, période de l’avènement du capitalisme.

Dès lors, dans une perspective conceptuelle, « Concept webérien  » éthique protestante – capitalisme  » et contexte de pauvreté, le cas malgache » s’étale sur les concepts dans le chapitre I : Weber face aux autres courants de pensées économiques. La contextualisation se poursuit, tout en adoptant une posture plus théorique, jusque dans le chapitre V, avec « Analyse du concept weberien : interprétation de la pensée calviniste ».

Dans ce chapitre, l’auteur signale, « qu’est- ce qui fait dire à Weber que l’éthique protestante a une affinité avec l’esprit du capitalisme ? ». Il y théorise la relation entre quête du bien par le travail, dans le temporel, et l’ascétisme cher à Calvin, un des fondateurs des préceptes protestants.

La deuxième partie du livre, débutant en chapitre VI, « Application du modèle transformationnel weberien face au temps malgache » constitue la partie immergée de l’iceberg. Avec ses complexités, ses relations obscures et surtout l’envie de mettre en évidence une forme de déni conceptuel. Sur les derniers chapitres de l’ouvrage, « Concept webérien  » éthique protestante – capitalisme  » et contexte de pauvreté, le cas malgache » s’intègre parfaitement dans la réalité 2019.

« Je suis protestant », avoue Aina Andrianavalona Razafiarison dont l’œuvre devrait guider quelques réflexions des érudits dans cette religion, et il y en a parmi les plus reconnus de Madagascar.  Par ricochet, il donne aussi matière à penser aux autres obédiences : catholiques, musulmanes… Pas dans une mise en commun d’une idée ou d’une vision du monde, mais surtout dans la révision de leur relation avec l’humain, le malgache et son pays.

D’où le concept d’utilité sociale, quand le discours des religieux s’installent de plus en plus dans la politique et l’économique. Comme ses ouailles espèrent à part le message d’espoir divin.

Maminirina Rado

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