Art contemporain : « Paritana » à sa quatrième édition

Felana Rajaonarivelo, un des participants sélectionnés pour le « Paritana 2020 ».

Les dix nominés de « Paritana », concours artistique dont le vainqueur aura l’occasion de présenter ses œuvres à Paris, exposeront leurs créations à l’IFM Analakely ce jour jusqu’au 21 mars. Le résultat sera connu le 19 mars à 18 h, et sera annoncé au même lieu. A première vue, les artistes composant ce cru 2020 appartiennent à la nouvelle génération, avec le sens créatif sur le point d’être affûté, comme Felana Rajaonarivelo, une photographe, Andoniala Michaël Jimmy Randriatahiry, un dessinateur, Yves Robinson, un artiste plasticien et bien d’autres. Apparemment, la photographie occupe une grande place dans cette 4e édition de Paritana.

A voir les premiers aperçus des produits qui seront installés prochainement, la plupart de ceux-ci ont quelque peu déconstruit les perspectives. Par rapport à l’esthétique des trois dernières éditions, dont la boussole politique a été l’engagement patriotique adapté dans une forme d’expression occidentale à travers les jeux de personnification dans l’explosivité maîtrisée des compositions, les artistes malgaches contemporains ont accusé un petit retard sur ce dernier aspect. Pour ne citer que les œuvres de Tahina Rakotoarivony, lequel revient également parmi les sélectionnés pour ce « Paritana 4 » . Pour ce cru, il est tout de même plaisant de savoir que de nouvelles têtes s’affirment loin du circuit habituel tananarivien.

Pour les participants, prendre part à ce concours permettra de gagner un voyage à Paris et faire une résidence à la Cité Internationale des Arts. Ensuite, les méritant(e)s pourront réaliser une exposition de leurs œuvres après cette résidence. Une assez belle carotte! Depuis à peu près une dizaine d’années, l’art contemporain arrive à s’exporter allégrement hors des frontières malgaches. Il faut tout de même savoir si ces artistes malgaches ayant des opportunités représentent la dynamique de la « malgachéité ». Il est important de sonder si le ressenti et la fierté d’être malgache se retrouvent dans leurs œuvres; ou bien, si ce n’est qu’un « resucrage » conceptuel occidental de plus.

Maminirina Rado

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