Lu pour vous…

La couverture du livre « La médecine traditionnelle à Madagascar: Exemple d’Antananarivo-Atsimondrano et Toliara II ».

« La médecine traditionnelle à Madagascar: Exemple d’Antananarivo-Atsimondrano et Toliara II »

Entre les médecins qui se font attaquer de toutes parts, surtout par des proches de patients ou des victimes de soi-disant corruption et une sorte de rapprochement ouvert vers les médecines alternatives, surtout traditionnelles, ce livre de Mbola Morel Pierrette Ravaonirina, intitulé «La médecine traditionnelle à Madagascar : Exemple d’Antananarivo-Atsimondrano et Toliara II » aux éditions L’Harmattan(2017) pourrait servir de point de départ à une réflexion sur la santé au quotidien à Madagascar.

Il s’agit avant tout d’une thèse doctorale convertie en ouvrage bibliographique par cette maison d’édition française ayant fait des auteurs africains son créneau littéraire. Tout d’abord, au fil de la lecture, « La médecine traditionnelle à Madagascar : Exemple d’Antananarivo-Atsimondrano et Toliara II » répond à la grande question. Est-ce que les tradi-praticien(ne)s sont encore considéré(e)s comme un recours primordial ? L’ouvrage répond sans ambage dès les premières pages. « Pour les Malgaches, quelques soient les groupes ethniques, la maladie est une sanction des dieux ».

Ce lien de la spiritualité et de la santé maintiendrait donc le statut des tradipraticiens parfois au détriment de la médecine moderne et conventionnelle. En 504 pages, l’auteure expose également le rôle prépondérant de l’oralité et de l’iconographie dans le vaste domaine de la médecine ancestrale. Par ailleurs, relier les deux aires géographiques, l’Atsimondrano et Toliara II ne ressortent pas dans les écrits. Sauf que ces deux zones s’insèrent dans un dialogue culturel « ville/campagne », « modernité/rusticité »… Il est très intéressant ensuite de lire les analyses comparatives. Cependant, le point commun reste la transmission par lignage, selon le destin…

En trois parties, étonnamment bien équilibrées, le livre présente en entrée le cadre théorique. Ensuite, il décortique l’espace d’expressivité de cet « art de guérir » baigné dans le « magico-religieux ». Dans la partie finale, elle met en perspective la médecine traditionnelle. Ses atouts et ses potentiels, tout en faisant le parallèle avec le contexte médical moderne. Au final, « La médecine traditionnelle à Madagascar: Exemple d’Antananarivo-Atsimondrano et Toliara II » s’avère être un plaidoyer à cette pratique.

Si la médecine conventionnelle reste tributaire d’une législation protocolaire établie, la traditionnelle est limitée par les risques en traitement. Il faut rappeler que les cas de déficience de reins liés à la consommation de breuvage non dosé sont nombreux dans les hôpitaux. Ce qui mériterait une autre thèse.

Maminirina Rado

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