Ils ont fait le buzz… 

Les agressions sexuelles causent la peur, la honte et surtout une énorme perte de confiance.

La bestialité sexuelle face à la douleur d’une mère

Le garçon a 16 ans. Un sportif apparemment. Il va dans une école connue de Tananarive. Voilà qu’avant une récente coupure scolaire, une chose terrible lui est arrivée. Depuis, il se recroqueville sur lui-même, se culpabilise. Et ce qui est à craindre, c’est qu’il pourrait penser au suicide si le soutien de sa famille et de ses amis… n’est pas solide.

Sa mère raconte l’histoire sur un groupe Facebook à plus de 250 000 membres. Ce jour où tout a basculé, « mon fils est rentré à la maison à 19h30. Il n’a pas l’habitude de rentrer à cette heure. J’ai remarqué quelque chose de bizarre… Je lui ai demandé s’il allait bien, il m’a répondu qu’il a fait une chute pendant qu’il jouait au basket. Il n’a pas dîné mais il est tout de suite allé au lit. Le lendemain, quand je suis allé le réveiller, il avait des difficultés à s’asseoir, il avait mal. Surtout au ventre, comme il l’a indiqué. Finalement, quand j’ai insisté, il a fini par raconter ce qui lui est arrivé ».

Une histoire à glacer le sang. L’adolescent s’est fait « violer par cinq garçons de son école la veille », à en croire les propos de la mère. Celle-ci l’a emmené chez le médecin, puis est allée à son école. Le responsable présent lui aurait répondu : « on va régler ça entre adultes, inutile que ça s’ébruite ». Probablement face à une telle réaction, elle a ressenti toute l’amertume et la honte de son fils sur ses propres épaules. Les choses se sont alors accélérées. « Les parents des quatre garçons sont arrivés, les parents [du cinquième] n’étaient pas là parce qu’ils ne se trouveraient pas à Madagascar », poursuit la mère dans son récit. Leur rencontre aurait fini en raffut. « Impossible que nos fils aient pu faire ça », ont rétorqué les parents de ces soi-disant délinquants sexuels. « Certains menaçaient même de porter plainte contre nous », révèle la mère de la victime.

Actuellement, la vie de ce jeune adolescent est en suspens. Plus d’école à cause de la honte, il supplie sa mère de ne pas entamer des actions en justice. Les actes perpétrés contre lui sont glaçants. « Chez le psychologue, il a raconté en détails ce qu’on lui a fait subir. Ils auraient utilisé des morceaux de bois entre autres. Cela m’est insupportable », ajoute-t-elle en concluant son histoire.

Les activistes de tous bords, notamment les mères se sentant solidaires, ont partagé par dizaine ce drame teinté de perversion sexuelle. Dans les pays avancés où, la loi, la protection de l’intégrité morale et physique du mineur sont élevées au rang de « bible sociale » ; des organismes spécialisés, des cabinets d’avocats puissants, voire l’administration… tout un contingent d’entités, seraient déjà sur le pied de guerre. Qui aurait un jour pensé que le fameux Harvey Weinstein tomberait de sa tour d’Ivoire après avoir été englouti sous les plaintes et les témoignages de ces victimes. Cette affaire risque de n’être qu’un simple précédent si jamais la vérité et la justice ne sont pas rétablies. Au moins, rien que pour l’honneur de la victime et apaiser un tant soit peu la douleur d’une mère.

Maminirina Rado

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