Cinéma : « Tavela » à voir en confinement

Extrait d’image du film-documentaire de Geoffrey Gaspard, « Tavela »

Le film-documentaire à petit budget « Tavela » de Geoffrey Gaspard a été publié le 27 mars sur Youtube à cause de la situation qui prévaut à Madagascar. Le cinéaste ne s’en excuserait presque pas, d’après ses propos, « en tant que cinéaste, je ne devrais pas faire cela mais le système cinématographique n’existe pas encore à Madagascar ». Livrer ainsi un produit gratuitement ayant nécessité 50 euros soit près de 200 000 ariary, soit environ le salaire minimum, sur une plateforme quasi libre, est donc un acte tout aussi culturel. Mais quand on voit les premières images de ce documentaire, il est difficile de croire que cette œuvre n’a nécessité que 200 000 ariary. 

Si c’est le réalisateur qui l’a dit, c’est que sans doute vrai. La caméra de Geoffrey Gaspard, un « franco-malgache-indien » comme il se définit, s’immerge dans le monde du « morengy ». Ce sport de combat traditionnel malgache dont les pugilistes d’Antsiranana sont réputés être les champions du pays. Les premières images annoncent déjà le caractère cristallin de la photographie. Des images limpides, dignes d’un appareil haute définition. L’histoire surprend par ses personnages simples, joyeux, concentrés… un tempérament qui semble baigné la ville du nord. Si le film est déjà sorti dans les salles en janvier, sa diffusion au grand public ne s’est fait ainsi que récemment. 

Pour faire une visite de la ville la plus propre de la Grande-île, avec le regard d’un franco-malgache-indien, il suffit d’avoir une bonne connexion et de taper « Tavela », signifiant K.O dans le jargon de ce sport, sur Youtube.

Maminirina Rado

 

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