Musique : « Lio », le mini-album de Marco Klarck 

Il faisait des covers de morceaux composés par des artistes nationaux et internationaux. Sa voix mélodieuse impressionne ses followers. On parle ici de Marco Klarck, un jeune chanteur qui nous vient tout droit du sud-ouest de Madagascar. Il a dévoilé son EP « Lio ». Sorti le 31 mars dernier, cet opus est son premier projet musical. « Lio » représente son état d’esprit par rapport à son histoire personnelle et ce qu’il ressent pour toutes les personnes qui comptent pour lui. « Lio est pour moi un pansement qui va me permettre de cicatriser les blessures que j’ai rencontrées en chemin et de passer à autre chose, mais aussi de confirmer le choix que j’ai fait sur la voie que j’ai trouvée. Je dis pansement parce que pour moi, le pansement sert à arrêter l’écoulement du sang et donc à gérer la douleur », a-t-il expliqué. Mais ce sang dont il parle ne doit pas forcément être perçu comme quelque chose de négatif. « Lio » englobe également toutes les bonnes expériences et leçons que la vie et les gens lui ont apportées. Ces personnes, qui sont encore aujourd’hui en train de le forger, font peu à peu partie de lui, de son sang. Le mini-album contient quatre titres. Il relate l’amour et l’histoire de Marco Klarck. Laha hitanao et Anatin’ny ravinao sont des chansons d’amour. Romotse, comme son titre l’indique, parle de colère. C’est la colère ressentie par la nouvelle génération malgache envers leurs aînés qui perdent foi en la jeunesse. « C’est aussi un moyen de rappeler que ce que nous avons aujourd’hui, surtout à Madagascar, est ce que nos parents nous ont laissé (la question environnementale et sociale). » Zanahary, cette chanson occupe une place particulière parmi toutes ses chansons parce que c’est sa première composition. Dans Zanahary, Marco parle de son enfance. L’artiste a écrit ses compositions à diverses moments. « L’inspiration vient comme elle vient. Personnellement, les plus grandes inspirations viennent au moment où je m’y attends le moins. Parfois autour d’une discussion avec mes amis, parfois lorsque je suis tout seul et que je suis perdu dans le fil de mes pensées » a-t-il confié. Ce projet n’aurait pas vu le jour sans l’aide de Eugenio Kevin Raveloarison, son frère. « Kevin et moi avons traversé beaucoup d’épreuves ensemble. Il me connait bien, plus que n’importe qui, et c’est particulièrement ça qui nous a permis de travailler ensemble. Il sait ce que je veux et il a une très bonne oreille. C’est aussi grâce à son talent que j’en suis arrivé là ». Cette complicité a abouti à un travail remarquable. Les mélodies et l’arrangement sont en ordre. L’EP régale les amateurs de world music. L’architecture musical est bien structurée. Cet EP est exclusivement disponible en streaming, sur la plupart des sites d’écoute en ligne, entre autres, Spotify, Deezer, Apple Music. Marco Klarck Raveloarison a grandi à Morondava. Issu d’une famille de mélomanes, son père jouait de la guitare et du valiha. « Mon père et ma mère écoutaient beaucoup de musique et cela a beaucoup influencé mes goûts. Mon frère joue de la guitare. C’est lui qui m’accompagne dans mes morceaux ». Il a intégré le club de musique de son ancienne école et les échanges qu’il a pu y faire l’ont encouragé à suivre cette voie. Par ailleurs, il a commencé à poster des vidéos où il reprenait des chansons sur internet. L’année dernière, il a décidé d’ouvrir sa propre page sur les réseaux sociaux. En parallèle, il a découvert plusieurs morceaux de Lana Del Rey en 2012. « C’était le déclic pour moi par rapport à ce que je voulais faire dans la vie. Mon genre musical prend ses racines dans le “beko” traditionnel, mais également dans la pop et l’hindi qui m’intéressent beaucoup », a-t-il confié. Marco essaie de garder cette forme traditionnelle dans ce qu’il fait, tout en exprimant sa propre identité et les musiques modernes qui l’ont influencé depuis. « Je suis très ouvert musicalement. Je ne m’arrête pas à un seul genre musical », a-t-il fait savoir. « Lio » n est pas une finalité pour le jeune Marco. Son but est de se lancer en tant que professionnel et de faire des tournées nationales, et pourquoi pas internationales car, comme tous les artistes du pays, Marco Klarck veut hisser haut le drapeau malgache à travers sa musique.

Iss Heridiny

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Un Commentaire - Ecrire un commentaire

  1. Bon vent Marco!
    Tu ira très loin car tu t’investis beaucoup dans tout ce que tu fais.😍

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